lundi 12 février 2018

Encore une bien Bielle quinzaine …


Ok, je le reconnais, je kiffe Bielle pour tous les jeux de mots à la con qu’on peut faire avec. Mais pas que.
Non, plus sérieusement, je suis fan.
 
Et comme j’ai remporté une quinzaine du BRC (voyez par ici pour le concept) sans rien goûter mais en ressortant simplement un vieil article, je me suis dit que je me devais un peu donner de ma personne pour la suivante.
J’ai donc proposé des thèmes dont j’avais plein de choses à gouter et le choix des admins est tombé sur Bielle.
Rhum Bielle - logo
Pour plus de détails sur la distillerie en elle-même, je vous renvoie par ici histoire de pouvoir se concentrer sur la dégustation des samples (obtenu en grande partie via Guillaume ou à l’espace collector du dernier Salon du Rhum).
 
On va faire ça à rebours histoire de terminer par la bombe du line-up et, pour titiller un peu les puristes, commencer par un Bielle qui n’en est pas un !
 

Rhum Rhum Libération 2010

Du rhum distillé par Capovilla suite à l’installation par Velier d’une « distillerie dans la distillerie » …
En gros, on se sert du même matériau de base (la canne de chez Bielle donc) et c’est « au même endroit » mais ce n’est pas fait pareil.
Plus basique comme explication, tu meurs mais là tout de suite, je n’ai pas envie de rentrer dans le détail. On y reviendra quand je me pencherai un de ces jours sur le 2012 réduit.
Rhum Rhum Libération 2010Rhum Rhum Libération 2010 sample
 Libération, moi j’ai toujours été fan de leurs étiquettes !
(et oui, il y a une erreur sur le sample ^^)
 
La couleur, elle est bielle (…) et bien plus foncée que celle des versions « officielles » qui vont suivre : on est en plein sur le cuivre.
 
Tout comme la robe, le nez de ce rhum est sans commune mesure avec les OB habituels (du moins ceux que j’ai goutés) … et même avec les IB en fait !
C’est hyper gourmand, à fond sur le fruit (banane carrément flambée, voire caramélisée), l’alcool est magistralement bien intégré. Et quand on a l’impression de surfer sur l’exotisme à l’état pur, on se retrouve nez-à-nez avec un retour stupéfiant des fruits secs.
À se demander si on est toujours chez Bielle même si on y trouve quand même une petite touche d’agrumes (qui est toutefois bien cachée par ces parfums enivrants immédiatement décelés).

 
En bouche, et bien c’est pareil, aucun rapport avec le reste ! C’est tout simplement « wow ».
C’est intense (niveau saveur, pas niveau watts, l’intégration de l’alcool étant toujours parfaite) et hyper gourmand sur les fruits exotiques, la réglisse (surtout), avec un boisé archi-fin et de fines notes d’agrumes épicés (le côté épicé tend plus vers un aspect salé que poivré et c’est très agréable).
Il tapisse bien la bouche et présente des notes sucrées typées tarte à l’abricot.
Rooooh que c’est bon !

 
Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, légèrement épicé, fruité (la continuité du nez et de la bouche avec de la banane et des fruits exotiques).
À noter qu’une légère amertume végétale pointe ici le bout de son nez.

 
La finale est longue, longue, longue, sur ce côté très gourmand (sur les fruits quoi) tout en conservant une certaine fraicheur.
La réglisse est toujours bien présente et des notes plus « animales » sont également de la partie (cuir, tabac ?) mais ça reste tout en subtilité.

 
C’est juste génial en fait. Et j’ai probablement dégusté ça trop vite mais bon …
Alors vient la grande question : ai-je été influencé parce que – in fine – c’est Velier ?
Très honnêtement, je ne pense pas (preuve en est les Habitations Velier, c’est bien fait, certains sont top mais d’autres voilà quoi ; c’est mon avis hein, ne généralisez pas) parce que abstraction faite du concept bouteille noire (d’ailleurs moi c’était sample transparent de pharmacie), c’est beau à regarder, ça sent extrêmement bon, c’est délicieux à déguster et ça reste longtemps en bouche après ladite dégustation.
Que demande le peuple ?
C’est pour l’instant le seul produit Velier/Capovilla que j’ai pu tester mais qu’est-ce que c’est bon !

 
Le « hors-sujet », c’est fait, on va repasser aux Bielle Bielle maintenant.
 
Et on commence avec une flopée de 2008 !
 

Tres Hombres – Fairtransport Rum – Agricole VIII ans d'âge - édition 14 – Marie-Galante – Rhum agricole vieux – 44°

Embouteillage indépendant pour ce rhum transporté à la voile de manière écoresponsable par « Les frères de la côte ».
Si je mets la main sur l’un ou l’autre samples de chez Tres Hombres, je reviendrai dessus plus longuement :- )
Normalement, celui-ci a été embouteillé en 2016. Donc 2016 – 8 = 2008 mais ça reste à vérifier (la date d’embouteillage hein, pas la soustraction ^^).
Tres Hombres – Fairtransport Rum – Agricole VIII ans d'âge - édition 14 – Marie-Galante – Rhum agricole vieux – 44°
 Photo « à même la main » … Va falloir vous habituer, je commence à devenir plus authentique ^^
 
Dégusté tout dernièrement à l'occasion d'une soirée entre amis où, l'air de rien, on a beaucoup plus parlé et déconné que pris note de manière studieuse ...
Pour ceux qui sont perplexes, ça veut dire "petite note" :p
 
La robe est dorée.
 
Le nez est bien typé Bielle : d'agréables notes boisées et des agrumes en veux-tu en voilà sont de la partie.

Une petite touche saline (l'effet psychologique de la belle histoire du transport par bateau ?) se fait jour tout comme un petit côté mentholé rafraîchissant.

 
En bouche, l'alcool se fait plus présent sans être désagréable.
Le côté boisé senti au nez est toujours bien là mais on touche ici plutôt à du bois humide.
Les agrumes continuent de nous accompagner.

 
A la rétro-olfaction, ce chouette produit continue de nous surprendre avec un aspect fumé singulier et assez sympa.
Les agrumes (encore) où l'on repère plus facilement le citron et, oui, l'orange se trouvent être en parfaite harmonie avec le côté boisé du produit.

 
La finale – dont la longueur m'est inconnue car je n'ai pas de notes – nous offre un fin boisé, de subtiles notes d'agrumes ainsi qu'un petit retour de cette fraicheur mentholée perçue au nez.
 
Très très chouette.
 

Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°

Encore un embouteillage indépendant, dédié à Cavavin cette fois.
Il semblerait que ça soit le fût « jumeau » du suivant.
Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°Bielle 2008 – Cavavin – 54,8°
 Je suis fan du design « fermier »
 
Niveau coloration, on reste sur ces nuances dorées à reflets orangés.
 
Le nez m’a semblé un rien plus agressif que celui du Old Brothers (je l’ai gouté le même jour juste avant mais je vous en parle après parce que 2006) mais cette impression – logique due au voltage – disparait assez vite.
Les marqueurs Bielle sont bien présents : boisé un peu plus intense qu’à l’accoutumée, agrumes (hyper fruité) et notes mentholées.
Comme pour le Tres Hombres que j’ai gouté (8ans, 44°), j’y ai relevé de légères notes salines.
C’est relativement frais et ça va partir progressivement sur des notes plus pâtissières.

 
La bouche fait la part belle aux agrumes (toujours cette balance citron-orange) et au boisé … ainsi qu’à un autre truc mais j’ai pas fini mon mot donc je ne sais plus ce que je voulais écrire …
La « consistance » (pour autant qu’on puisse appeler ça comme ça) m’a semblé un peu plus « crémeuse » avec un côté beurré/pâtissier légèrement salé et un shoot épicé (pas poivré, attention) bienvenu.

 
La rétro-olfaction est dominée par les épices. On y retrouve toutefois les agrumes typiques, de légères notes mentholées, en cherchant bien, un rien de réglisse mais surtout une amertume végétale à tendance bois humide un rien moins sympa.
 
La finale est plus longue que celle du Old Brothers (une histoire de voltage encore) et donne une impression de chaleur persistante.
Il a un petit plaquant qui le rend moins frais que l’Old Brothers.
Le côté marin ressort bien plus sur la finale et va, je trouve, être encore plus renforcé par les agrumes.
L’amertume décelée à la rétro-olfaction persiste.

 
Comme souvent (toujours ?) chez Bielle, c’est bien. Mais, perso, je préfère l’Old Brothers (le mètre étalon du jour si ce n’était pas encore assez clair ;-) ).
 

Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°

Le petit frère de l’autre donc (Cavavin pour ceux qui ne suivent pas).
Encore un embouteillage Tres Hombres au cas où la dénomination ne serait pas assez claire :p
Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°Bielle 2008 – Tres Hombres « Antan Lontan » - 54,8°
Tout de suite, il fait plus petit celui-ci
 
La couleur est sensiblement équivalente à quelques nuances de doré près (après l’éclairage chaud de mon living n’aide pas, je le conçois fort bien).
 
Le nez m’a paru plus « léger » que celui du Cavavin (alcool mieux intégré ?) avec les marqueurs Bielle classique : agrumes, réglisse/anis (plus présent dans celui-ci), fine touche mentholée.
Le côté boisé et les notes marines sont moins présents mais on retrouve bien ce côté pâtissier ainsi que de sympathiques notes florales (fleur de sureau).
Il s’en dégage une certaine douceur, plus que chez le Cavavin.
À noter qu’il m’a finalement semblé avoir repéré de légères notes torréfiées.

 
La bouche est plus « classique » : réglisse/anis, agrumes (citron/orange), fraicheur mentholée, notes florales ainsi que quelques épices.
C’est vachement bien balancé et, ici aussi, il est assez « huileux ».

 
La rétro-olfaction part sur les épices (le voilà le petit côté iodé), les agrumes à la réglisse et de fines notes mentholées.
Elle est toutefois dominée par une amertume boisée et/ou végétale.

 
La finale est également assez longue et chaude.
Le côté « agrumes sucrés » prend ici le pas sur l’amertume perçue dans le Cavavin (même si elle semble un rien revenir sur la toute fin avec cette fois une amertume plus « torréfiée/toastée »).

 
Un Bielle assez « constant » niveau saveurs tout au long de la dégustation qui a ma préférence par rapport au Cavavin.
Maintenant il faudrait que je les goute en même temps histoire de bien comparer et pas un après l’autre mais bon, on fait ce qu’on peut ^^

 
2008, c’est fini, retournons en 2007 !
 

Bielle 2007 – 55,4°

Ma bouteille titrant à 57,3°, ça m’a un peu perturbé cette histoire de voltage différent.

Pas longtemps en fait, c’est juste qu’il n'y a pas eu qu'un batch de ce millésime (et qu’ils avaient tous un voltage spécifique).
On retourne dans de « l’officiel » ici.
Fatalement, le look est le même que pour celle qui « traine » à la cave …
 
La couleur est d'un orange léger à reflets dorés.

Là, tout de suite, le nez est assez alcooleux même si derrière on relève des agrumes et de la réglisse mais c'est léger.
Il lui faut un temps plus que certain pour qu'il libère tous ses arômes (contrairement à d'autres où l'approche a été plus rapide et agréable).
On repassera ensuite sur quelque chose de plus floral mais toujours assez alcooleux.
On y retrouve également quelque chose de plus doux (toujours ce côté foral) ainsi que des notes toastées/torréfiées et un boisé intéressant.
L'alcool me semble moins bien intégré que dans « mon » 2007. 3/4 d'heures pour commencer à être intéressant (et plus gourmand), c'est long dis donc pour un Bielle « récent ».

La bouche repart logiquement sur la sainte tétralogie Bielle : boisé, épicé, réglisse/anis et agrumes (les deux premiers cités se taillant la part du lion).
C'est bien foutu, l'alcool est moins gênant qu'au nez.
Ici aussi c'est floral, sur cette petite touche sucrée.

Niveau rétro-olfaction, on repart sur des notes chaudes et épicées avec de la réglisse amère et des agrumes.

La finale est longue, chaude, épicée et rafraîchissante avec son petit kick mentholé avant de repartir sur les agrumes.
Le boisé est gourmand avec un fondu intéressant sur la réglisse.
On relèvera enfin une légère sucrosité tout sauf écœurante.
Quelques notes à tendance torréfiées/cacaotées m'ont semblé apparaitre en finale mais bon, j'ai peut-être halluciné ...
 

Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°

Attention, produit génial en approche que l’on doit aux « Vieux Frères » (ouaip, c’est indé du coup).
Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°Bielle 2006 – « Old Brothers » (La Source) – 11 ans – 48,4°
Alors le design, il est juste génial (je suis facile à convaincre quand il a des crânes ou des squelettes. Et je ne vous dit pas si – en plus – on rajoute un haut-de-forme Slash style ^^)
 
La robe est d’un bel or à reflets orangés.

Au niveau du nez, passé une vague et éphémère impression de solvant, on retrouve logiquement un peu d’agrumes (du citron et autre chose … cet autre chose qui pourrait bien être de la mandarine mais avec une odeur plus contenue et bien plus agréable que celle du fruit frais que je ne supporte pas … C’est assez perturbant …), des notes mentholées relativement fraiches ainsi que de fines touches de réglisse.
Des épices relativement légères relèvent encore plus la finesse du produit qui évolue lentement mais surement quelque chose de plus vanillé (légèrement torréfiée la vanille. Légèrement j’ai dit).
C’est beau.
Pardon, ça sent bon.

En bouche, on démarre sur les agrumes (le citron et l’autre truc là ^^) alors que le bois fait son retour (ai-je besoin d’indiquer « tout en finesse » ?) mais l’ensemble reste dominé par la réglisse.
L’alcool m’a semblé un rien plus présent mais juste ce qu’il faut pour amener un peu de peps au produit.
Enfin, on peut y relever quelques notes florales (et je ne sais plus lire ce que j’ai écrit après ‘--).

Pour la rétro-olfaction, on reste sur le duo réglisse/agrumes avec – en plus – une légère amertume végétale/humide.
Les épices se font également plus présentes (principalement des notes poivrées).

La finale est assez longue, d’abord sur ce côté agrumes avant que la réglisse ne prenne définitivement le dessus même si de légères touches « humides/amères » et mentholées se manifestent ça et là.

Bref, c’est un très beau produit, très fin mais comme souvent chez Bielle, assez cher (après la qualité a un prix hein donc il faut savoir ce qu’on veut).

On continue à remonter le temps et on retourne du côté des officiels.
 

Bielle 2004 – 45°

Bielle 2004 – 45°Bielle 2004 – 45°
Bielle + carafe … généralement c’est douloureux pour le portefeuille. Heureusement qu’il ne s’agit pas d’un brut de fût …
 
Sa robe est d’un bel or intense à reflets orangés.

Le nez est plus léger que sur les 2008 dont je vous ai déjà parlé plus haut. Dans un premier temps, j’aurais même dit plus plat mais il va aller crescendo.
Il est boisé (ce côté ressort un peu plus ici), on sent les agrumes ainsi que cette petite touche mentholée.
De légères épices semblent se manifester tout comme – et c’est plus étrange vu le voltage – une sensation légèrement alcooleuse.
La réglisse va venir terminer le travail et amènera avec elle un petit côté pâtissier.

En bouche, c’est assez fruité : on balaie le spectre des agrumes en passant du citron à l’orange.
C’est également vanillé.
Mais ce qui marque le plus sur cette version c’est son côté très épicé.
Enfin, derrière ce shoot épicé, on repère un beau et subtil boisé.

La rétro-olfaction est chaude et épicée (surtout) avec un retour sur les agrumes et un côté boisé amer se manifestant de temps à autre.

La finale va débuter sur une impression de chaleur épicée avant de partir vers un boisé aux épices plus exotiques (ouais, je fais un blocage sur les épices pour l’instant, désolé ; comprenez par là que ce n’est pas juste poivré mais plus subtil, plus élégant mais aussi plus exotique … ça ne vous avance pas plus mais au moins j’essaie d’être poétique ^^).
L’aspect fruité m’a paru ici plus léger avant – in fine – de repartir sur une certaine amertume boisé qui va laisser place à un boisé plus fin (sans l’amertume donc).

Et donc ? Ben c’est Bielle donc c’est bien fait mais ce n’est pas mon préféré.

Passons maintenant à « l’année magique » : 2003
Et non, je n’ai pas l’embouteillage 2003 classique dont tout le monde chante les louanges …
 

Bielle 2003 – 52,8°

Pour l’âge aucune idée, référence rhum me dit 14 ans (distillé en 2003 et embouteillé et distribué en 2017). Si c’est le cas, ça confirmerait bien qu’il s’agit d’un produit différent du « 2003 » (et ça en justifierait le prix exorbitant).
Bielle 2003 – 52,8°Bielle 2003 – 52,8°
Celui-ci, j’ai décidé de l’appeler « le Bielle Noir et Vert » ; c’est peut-être stupide mais c’est mnémotechnique …
Ici, on commence à foncer : la robe est orangée à reflets cuivrés.

Le nez est d’emblée plus intense. Tout de suite, là, l’alcool il te dit « Coucou » … après, l’idée était un peu idiote de le sentir directement après l’avoir servi mais bon, on ne se refait pas hein.
Puis il a longuement reposé (plus que je ne l’aurais souhaité) vu que ma fille s’est réveillée de manière inattendue donc il a eu le temps de bien gentiment s’aérer. Et je n’ai pas réussi à me souvenir de ce que je voulais écrire à ce moment-là  (et que j’avais commencé à écrire – c’est-à-dire « c’est assez … »).
Du coup, la réglisse est revenue de plus belle avec de fins agrumes en arrière fond. C’est également assez vanillé.
On évolue vers quelque chose de relativement doux et rond sur de légères notes à tendance torréfiées ou toastées. Oui, ça clope plus ça toasté !
Et on y retrouve quelques épices de manière assez légère histoire d’amener un peu de peps (pour autant que vous trouviez ça nécessaire).

En bouche, on sent bien les watts et un petit côté solvant qui va faire place à – dans le désordre – de la réglisse en veux-tu en voilà, des épices qui viennent exploser dans tous les sens, du boisé, des fruits exotiques et des agrumes qui viennent se rappeler à nous.
Les notes toastées sont toujours là.
C’est vraiment sympa.

Niveau rétro-olfaction, le côté toasté fait place à un fumé surprenant mais agréable tout en gardant une gourmandise fruitée flambée (avec, à nouveau, un retour des agrumes).
On notera une brève amertume.
Enfin, c’est chaud. Vraiment. On sent l’alcool mais c’est bien fait donc il ne dérange pas. Il apporte juste cette chaleur agréable.

La finale va – sans surprise – aller en longueur. Elle restera sur ce côté boisé gourmand et chaud avec une pointe de réglisse.
Le côté fruité se fait d’abord plus léger avant de revenir sur la fin.
En toute fin de finale (c’est conceptuel), on assiste à un retour des notes toastées et fumées.
Oui, même la finale change et continue d’évoluer c’en est perturbant.

À noter que, tout au long de la dégustation, il y aura eu cette légère impression de sucrosité qui a arrondi le produit à chaque étape.

Très chouette, vraiment (mieux que le 2004 quoi).
 

Velier MG 9 – 49°

Si je ne me trompe pas c’est un 2003 choisi par Mister Gargano himself.
Dis comme ça, ça vend du rêve hein oui ;-)
Velier MG 9 – 49°Velier MG 9 – 49°
La bouteille noire …
 
Et sinon, c’est bon ?

La robe est dorée (si vous voulez vraiment une info reflets, c’est doré aussi ^^)

Le nez est très fruité : agrumes mais pas que, ça part un peu dans tous les sens. La preuve agrumes (ben tiens), pêche, fruits exotiques, abricots mais aussi des fruits … secs (amande en tête).
L’alcool est légèrement présent et pas du tout dérangeant, en fait, il amène juste ce qu’il faut d’énergie à un produit bourré d’exotisme.
On pourra également y relever un peu de vanille, un peu d’épices et un boisé relativement fin qui viennent agrémenter ce tableau qui sera enfin complété de quelques notes florales.
Ah oui, j’y ai également décelé cette petite note mentholée présente sur certains Bielle qui amène un petit coup de fraicheur très agréable.

En bouche, on sent un peu plus l’alcool mas il n’empêche que l’intégration est top.
Les fruits sont toujours là, le boisé est à nouveau très léger et les notes florales survolent quant à elles le tout.
Une petit côté végétal (sur la canne ?) et mentholé fin et discret amènent encore un peu plus de complexité à la chose.

Niveau rétro-olfaction, c’est chaud, boisé et fruité avec un truc en plus : des notes que j’aurais initialement qualifiées de « fumées » mais qui avec le temps se révèlent en fait plus « toastées ».

La finale restera sur ces agréables notes perçues en bouche (le côté fruité/agrumes), le boisé se faisant toutefois légèrement plus présent.
Ce qui marquera cependant cette fin de dégustation, c’est les notes de réglisse qui viendront dominer tout ça.
Le tout restera enfin très floral.

Verdict ? Franchement, c’est un beau produit, fin et très bon. Y a rien à redire.
Et c’est meilleur que le reste (sous-entendu « parce que Velier ») ? Non, pas nécessairement, c’est simplement une itération différente mais très bien faite. Il y a moyen de prendre autant de plaisir avec des OB bruts de fût et d’autres IB (Old Brothers ou le suivant pour ne citer qu’eux).
Comme quoi, Velier n’écrase pas toujours la concurrence (histoire de remettre un peu les pendules à l’heure au moment où tout le monde est noyé sous cette folie « 70 ans »).
 

Bielle 2001 – 45°

La bête tant attendue de mon line-up Bielle.
Embouteillage spécial pour La Maison Du Whisky.
Bielle 2001 – 45°Bielle 2001 – 45°
Ou comment utiliser le mythe de la bouteille noire à bon escient …
(et oui, ici aussi, j'ai foiré l'étiquette du sample ...)
 
Déjà, d'entrée, il met tout le monde d'accord : une robe acajou à reflets cuivrés/orangés qui coule d'une manière complètement hors du temps...
C'est juste beau.
 
Vient ensuite le choc du nez : c'est tout différent dis donc !
Les fruits (quasi confits) partent dans tous les sens et l'alcool est une merveille d'intégration et de réduction.
Mais sinon, les fruits, revenons-y : c'est une véritable « salade » qui part sur les fruits rouges (siiii, je vous jure), les fruits jaunes, les fruits exotiques ainsi que quelques agrumes.
Les notes mentholées relevées sur l'un ou l'autre produit dégustés jusqu'à présent sont là mais de manière discrète, juste de quoi amener une belle fraicheur.
Et – à nouveau – cet aspect multi-fruité qui est juste splendide, vient nous cueillir une seconde fois et nous ramène sur des sentiers perdus aux confins de l'exotisme.
On part ensuite vers des notes plus pâtissières (limite beurrées) avec un petit côté vanillé on ne peut plus agréable.

En bouche, c'est toujours hyper fruité, les agrumes se faisant un peu plus présents.
De fines épices ainsi que de subtiles touches anisées apparaissent tout comme un petit côté bois précieux.
Une impression de caramel assez légère venant englober les fruits (plutôt flambés cette fois) est également de la partie.

Les fruits, un shoot mentholé, des épices fines ainsi qu'une légère amertume boisée anisée viennent embellir le bouquet de la rétro-olfaction.
Le temps passant, des notes plus animales apparaissent (cuir?) tout comme un léger côté cacaoté.

La finale est longue, longue, longue, sur ce melting-pot d'arômes perçus jusqu'ici : des fruits, du bois, un peu d'amertume, des épices, de l'anis et/ou de la réglisse (qui oblitère le côté animal du truc), ... le tout s'enlaçant on ne peut mieux afin d'offrir une fin de bouche mémorable.
Le côté boisé fruité se mêle à de subtiles notes toastées.

Le verre vide donnera lui une belle impression de boisé épicé ainsi que de légères notes de tabac.
C'est très fin, très propre, très bien quoi.

Jusqu'au bout il aura été une tuerie celui-là.

De par son profil si particulier, il en serait presque hors concours.
Très honnêtement, ce Bielle est incroyable !
Need one ^^
 
 
Rhum n’ Whisky

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