mardi 11 juillet 2017

Orange is the New ... Grove

 
On est peut être moins sérieux que les "Guardians of Rum" mais notre logo est plus zoli :-D

Je reconnais, je me suis largement inspiré pour le titre :-D
Merci Francis !

Vous vous souvenez des Gentleman's Rummer et de leur première sortie non officielle ?
Et bien voilà, la machine est lancée : notre première vraie dégustation a eu lieu !
Et quelle dégustation !

Mais avant d'arriver là, replaçons un peu les choses dans le contexte.

Tout d'abord, on a notre camp de base : Blégny-Mine ! Au bout là-bas à Blégny (en face de Blegny-Mine  quand même hein). Oui, c'est loin (du moins de chez moi. Y a des ceusses qui habitent bien plus près ^^) mais c'est sympa et le patron est top (coucou Digger) et puis c'est raccord avec le concept GR car avant d'être un bar/brasserie, c'est surtout une rhumerie !

Et chez Digger, t'as des habitués : déjà, y en a un, il n'a pas de chemise (après il taille petit aussi hein et Marc avait vu grand) - parce que oui, on a nos chemises logotées (on est vraiment devenu une secte) - et quand il arrive, c'est pas qu'il dirait bonjour hein : non, Môssieur va directement faire pipi. Nous on se posait toujours la question de savoir où étaient les toilettes à ce moment là. Après quand faut y aller faut y aller hein Salva ;-) :'-D

Et puis il y avait une jeune dame avec nous. A défaut de déjà l'appeler marraine on l'appellera Itsel (En fait, c'est une magicienne : c'est "Celle dont on ne peut prononcer le nom" ... 'tain suis en forme moi cette fois ; promis Marc, on ne va pas parler de moules. Merde, trop tard ...).
Et Itsel ben y a des gens qui ont demandé au chef : "Dis, c'est qui la jeune dame qui ne dit pas grand chose mais qui en sait plus que toi ?"
Respect.
Elle travaille pour The Nectar. Ca explique déjà bien des choses non ?
... Comme il se passe toujours un certain temps entre le moment où j'écris mes carabistouilles et celui où je les publie ben, voilà, c'est officiel : on peut l'appeler marraine ! (oui, et vous pouvez toujours vous brosser pour son nom :p)

Puis comme on ne fait pas les choses à moitié, Francis nous avait concocté une présentation Power Point (avec rétro projecteur et tout et tout ! C'était soirée dias chez Digger ^^) sur le sujet du jour !
Alors la présentation, elle était top et il serait injuste de couper dedans pour vous en faire un résumé (en gros elle parlait de Maurice le lillois qui faisait du jus de canne en prison), ça ne serait pas lui rendre justice (et puis on m'a imposé des délais pour la publication de ce billet donc voilà).
S'il le souhaite, il peut la mettre sur la page fesse-bouc du blog, c'est lui qui voit ;-)

Bon, après cette introduction pleine de clins d'œil (qui ne sera donc des plus claires pour qui n'était pas là), passons aux choses sérieuses et abordons le sujet du jour !

...

On me fait signe que non et qu'avant tout, il nous faut nous livrer à l'éprouvant exercice (c'est pour faire genre hein, on l'attend avec impatience) du sample mystère !

Après Francis et son *********** (oui, on a déjà lancé le concept lors d'une précédente dégust' qui sera tout prochainement chroniquée sauf qu'on m'a imposé des délais je vous dis - concours de la Confrérie du Rhum, tout ça, tout ça - donc je vous balance mes notes de dégustation dans le désordre. Après, c'est mon blog et je fais ce que je veux aussi hein.), c'était Marc qui nous faisait passer le fourbe mais, oh combien, fun exercice.
On a été unanime : c'était de l'agricole. Puis comme on est des gars subtil, on a fait le tour des îles et quand on a trouvé la bonne (déjà y en a pas des milliers),on checker les distilleries. Qui a dit petits joueurs ?
Bref, il s'agissait d'un Depaz.

Depaz - Cuvée Prestige :

Caractéristique de la distillerie : les plantations sont situées sur des endroits dits "volcaniques" (proche de Saint-Pierre et sur un flanc de la Montagne Pelée) et y poussent principalement de la canne bleue et de la canne cannelle.
La production resterait vraisemblablement très artisanale.
Enfin, si vous tombez encore sur les anciennes versions VSOP (scrollez vers le bas pour avoir une idée du design de la bête), foncez, il semblerait qu'elle soit bien meilleure que la nouvelle même si à la distillerie on vous dira que c'est juste le contenant qui a changé.

Bref, on a goûté ça :
Depaz - Cuvée Prestige
Ah, une carafe ^^
Avant toute chose, remarque préalable sur l'éclairage : il était tamisé orangé. En général c'est sympa mais pour checker la couleur du liquide ça sabote (comme en salon quoi).

Sa robe est orangée à reflets dorés.

Plus le temps passait (et plus le précieux liquide s'aérait) plus le nez (et la bouche) devenait complexe.

Le nez donc : Initialement alcooleux, très boisé et astringent, il s'est adoucit au fil du temps pour révéler toutes ses saveurs et notamment des épices et un côté fruité très agréable (j'y ai personnellement trouvé du fruit rouge, les autres je ne sais plus trop).

La bouche a d'emblée été plus ronde avec un retour sur la canne à sucre (et son côté plus sucré que végétal ici)
Une flopée d'épices (poivre et réglisse en tête) dansaient en bouche.

Niveau rétro-olfaction, de légères notes de réglisse et un "boisé sucré" rappelait la bouche alors que d'importantes notes végétales semblaient dire à ceux qui étaient encore sceptiques : "T'es sur un agricole grand !"

La finale était chaude et longue. D'abord boisée mais de plus en plus ronde (une légère impression de caramel, rien de péjoratif hein), elle faisait elle aussi la part belle aux épices avec ces touches de réglisse qui nous poursuivent.
Enfin, de longues notes herbacées reviennent à la charge.
Sans aucune certitude (parce que ça m'a tellement semblé surprenant), je dirais y avoir perçu un petit quelque chose de fumé (c'était très léger mais ça m'a vraiment donné cette étrange sensation).

Certes, je n'en ai pas gouté beaucoup mais je les trouve vachement bien les Depaz jusqu'à présent !

Passons maintenant aux choses sérieuses et au gros de la soirée : la dégustation de quasi tous les single barrels/casks (oui, ça change sur l'étiquette, j'y peux rien) de chez New Grove (quand même) !

Le line-up à disposition : quatre 2004, deux 2005 et deux 2007. Comme on est des gens sérieux (c'est surtout qu'il se faisait tard et qu'il fallait rentrer en un seul morceau) on a - avec un pincement au cœur - dû faire l'impasse sur deux 2004.
Ca ne change rien à la beauté du line-up et au caractère assez hors du commun de celui-ci.
Quand on vous disait qu'on ne faisait pas les choses à moitié !

Single barrel/cask donc un seul fût. Millésimé aussi. Et le même packaging à chaque fois d'où l'impression qu'on allait goûter huit fois la même chose. La photo vous permettra de mieux visualiser la chose :

New Grove SC - line-up
Ca a de la gueule quand même non ?
A la base, je voulais vous faire grâce de la photo de la bouteille à chaque fois parce qu'au final, peu de choses changent ... mais Marc a tellement bien fait ça que finalement, non, je vais les mettre à chaque fois^^

Sur ce, c'est parti !

Pardon ? Sinon New Grove c'est quoi ?
Euh ... y avait un power point vachement bien fait j'ai dit ...
Bon ok, ok.

New Grove :

C'est donc un rhum en provenance de l'île Maurice qui n'est ni plus, ni moins que le fer de lance de la distillerie Grays (dont les bureaux se trouvent à Pamplemousses, ça ne s'invente pas ^^).
Grays est - depuis 1935 - producteur et distributeur de produits spiritueux sur l'île (vins, alcools et liqueurs) mais pas que : Grays s'impliquent également au niveau pharmaceutique au sens large, agro-alimentaire, parfumerie, ...
Niveau spiritueux (ce qui nous intéresse le plus, je le reconnais), à part New Grove, il y a également : le "rhum" Lazy Dodo et la vodka KGB (je la cite pour le nom que je trouve fun hein, c'est tout).
New Grove, qui nous intéresse ici, produirait du rhum depuis ... 2005. Ce qui peut laisser perplexe quant aux millésimes 2004 et à la carafe solera "25 ans". Voilà voilà.
Les fûts utilisés pour le vieillissement sont relativement variés (souvenez-vous des itérations en futs d'acacias, de merisier et moscatel) et de contenances diverses.
On trouve donc une gamme de base composée de rhums blanc, "vieilli", 5 ans, 8 ans et double barrel (les finitions susdites) que vient côtoyer le haut de gamme que sont le solera 25 ans ainsi que les single cask millésimés qui vont nous retenir plus longuement.
A noter qu'il existe également des liqueurs ainsi qu'une gamme destinée spécialement à la mixologie.

Enfin, avant de passer à la dégustation, il est bon de préciser que certaines bouteilles ont été ouvertes sur le moment donc le rhum n'a pas eu le temps de s'oxyder et "d'évoluer" ; ce qui joue également sur le ressenti.
Et, précision utile : malgré le nombre d'informations présentes sur la bouteille, rien en ce qui concerne l'âge du produit !

New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar :

Ca en fait des infos hein ?! :-D
Et pour être tout à fait précis, c'était la bouteille 67.

New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar     New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15, 307bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection The Nectar
La première d'une longue série ^^
 
La robe est d'un orangé soutenu tirant vers l'acajou.

Le nez, après une première approche relativement alcooleuse et fermée (c'est comme s'il y avait un "truc" au-dessus, genre notes de cire), part directement sur les fruits (fruits exotiques et confits) ainsi que sur de légères notes de sucre brun.
C'est bien plus agréable.

La bouche bien plus ronde et chaude que ce que le nez ne laissait présager et part d'emblée sur les arômes fruités perçus au nez (fruits exotiques, touches sucrées, ... un peu de soleil et c'est les vacances quoi).
L'alcool est super bien intégré et un côté épicé arrive doucement mais sûrement (il est même possible qu'avec un peu plus de repos, il prenne le pas sur les notes fruitées).

Niveau rétro-olfaction, c'est trèèès épicé, principalement sur le poivre. C'est chaud (54,9° je vous rappelle).

La finale est moyennement longue, fruitée (toujours ces notes d'exotisme) et épicée.

Tout du long de la dégustation, cette note sucrée sous-jacente, sur la mélasse, aura été présente.

New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar :

Le préféré de l'assemblée (moi j'ai aimé mais je ne le classerai qu'en deuxième position. Ben oui, j'aime ne rien faire comme tout le monde).

New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar     New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16, 392 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 10 ans de The Nectar
Quand je vous disais qu'il y avait un aire de famille ...
 
La couleur semblait légèrement plus foncée, on partira donc sur "acajou".

Le nez est bien plus doux que celui de son "frère" du fût 80. On part sur quelque chose qui semble doux et crémeux, du toffee en somme !
Mais pas que : les fruits (agrumes en tête mais aussi fruits jaunes et fruits exotiques) empêchent le tout de tomber dans l'écœurant.
Enfin, quelques épices viennent rehausser le tout.

Comme le laissait présager le nez, la bouche est hyper ronde. J'en viendrais même à dire qu'elle est "plaquante" tellement le liquide se fait présent en bouche.
Cette impression "caramélisée" perçue au nez est cette fois prédominante (attention hein, on est loin, très loin, d'un ron hispanique type Diplomatico). Le côté fruité (ananas et consorts) est là mais passe largement au second plan.

Niveau rétro-olfaction, on reste sur le caramel mais cette fois les fruits (agrumes, fruits jaunes) font jeu égal. Enfin, quelques notes épicées (poivre et clou de girofle) font leur apparition.

La finale est - à nouveau - moyennement longue, sur les épices relevées ci-dessus avec toujours ce côté rond que l'on doit à ces arômes fruités (toujours les agrumes). Enfin, quelques notes boisées ponctuent le tout.

Ah oui, si mes yeux ne me trompent pas, c'était la bouteille 212.

New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky :

En ce qui nous concerne, c'était la bouteille 276.
 
New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky     New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15, 385 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection pour les 60 ans de La Maison du Whisky
... c'est même plus qu'un air de famille en fait ...

Oui 60°, carrément !

Niveau coloration, celui-ci est plus clair : orangé à reflets dorés.

Le nez est bien plus complexe à définir vu que les 60 degrés se sentent bien si je puis dire ... Lui il va lui falloir de l'aération (et je ne lui en ai pas laissé assez ...).
Des notes torréfiées apparaissent au fur et à mesure que le temps passe et deviennent de plus en plus imposantes.
Les fruits (exotiques toujours) et les épices (cannelle cette fois) mais aussi cette note de caramel décelée sur le précédent arrivent doucement mais surement sans toutefois prendre le pas l'un par rapport à l'autre.

En bouche, c'est d'une chaleur incroyable et - sans surprise - d'une puissance qui ne sera pas égalée par la suite (à tout le moins lors de la dégustation d'aujourd'hui).

En rétro-olfaction, pour peu que l'on arrive à passer outre l'alcool, des notes fruitées caramélisées viennent à nous et, plus surprenant, des arômes de tabac s'imposent.

Êtes-vous vraiment étonnés si je vous dis que la finale est extrêmement longue et toujours relativement alcooleuse ?
Les notes torréfiées perçues initialement sont toujours là avec cette mélasse qui n'en finit pas de nous suivre de manière relativement discrète.

Après une aération plus longue, d'importantes notes de tabac domineront la dégustation (du nez à la finale) et une petite (petite j'ai dit !) goutte d'eau rendra l'ensemble plus agréable avec des notes de tabac fruité.

Celui-là, il faudra le regouter à l'occasion (l'oxydation risquant de lui faire du bien) et lui laisser le temps nécessaire pour convenablement s'ouvrir.

New Grove Single Cask Rum 2007 - 55°, fût 14-07-48, 300 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin, sélection Tasstoe, Massen et Crombé : 

Bouteille 284 cette fois.

Pour d'obscures raisons logistiques (on n'entrera pas dans les détails), on n'a pas de photo de celle-ci.
Pas grave, elles se ressemblent toutes en fait ! :p
 
La robe était d'une intense couleur orangée.

Le nez était bien plus doux que les autres (ou alors j'ai été trompé par la dégustation précédente ...) et présentait des notes herbacées assez surprenantes mais loin d'être désagréables.
Il laisse ensuite place à des notes fruitées qui partent sur les fruits jaunes et blancs en plein (la pêche blanche domine clairement les débats).
Un nez extrêmement agréable et d'une fraicheur que l'on avait pas encore trouvée jusque là.

La bouche est ronde et les arômes y sont fondus de manière vraiment harmonieuse.
En vrac - parce que là ce fut plus un moment plaisir que studieux, je le reconnais - vous y trouvez du "caramel" (mélasse tout, tout ça), des fruits frais (qui rappellent le nez, logique me direz-vous) mais également confits. Enfin de très légères épices rehaussent - si besoin en était - l'ensemble.

Les épices ressortent plus à la rétro-olfaction mais sont entourées d'une belle couche de fruits et si j'arrive à me relire d'une légère touche fumée (?).

La finale, bien que plus courte que la version précédente (en même temps, est-ce étonnant ?) n'a pas à rougir niveau longueur.
On y retrouve ces surprenants arômes végétaux perçus au nez avant de revenir sur les notes fruitées (la pêche blanche, toujours) qui nous auront accompagné tout du long.
Et cette sensation de douceur sucrée/caramélisée sous-jacente tout en discrétion est à nouveau présente.

Un énorme coup de cœur !

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin :

Alors nous, c'était la bouteille 197 mais c'était surtout une bouteille "collector". En effet, le brave homme de chez New Grove qui a écrit l'année sur le canister a brillamment floqué la chose avec un "2009" assez surprenant ;-)

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin     New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149, 254 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin
LA bouteille "collector" ; celle du millésime pas encore embouteillé :p
 
Sinon, il raconte quoi ? Euh, ben voilà quoi, il était bien ... (Oui, d'accord, j'ai peu de notes mais je vais quand même vous les donner).

Sa robe est orangée tirant vers l'acajou.

Sur le nez, clairement j'ai calé. Il est fruité, certes. Probablement sur les fruits exotiques (pour ne pas changer) mais de manière différente. Il a quelque chose que je n'ai pas su identifier.
Après maintes recherches, plusieurs retours font état de notes de "bois humide". Pourquoi pas. Ca expliquerait ce côté un peu fermé/englobant.
Des notes caramélisées sont présentes mais contrebalancée par de légères touches poivrées.

La bouche repart sur des notes extrêmement douce, sur le toffee, le caramel au beurre et des notes fruitées (est-ce possible d'y avoir décelé des fruits rouges ?) mais aussi de la vanille.

La finale est un rien plus longue que la précédente et reste sur les notes fruitées typiques à New Grove (fruits exotiques).

New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin :

Dernière dégustation et bouteille 83 pour nous.
Vous relèverez qu'il existe quatre fûts de 2004 et qu'ils titrent étrangement tous à 49,9°. Bizarre ...
Sinon, celui-ci c'était "celui de trop en trop peu de temps", comprendre : il est très New Grove. Oui, j'ai décroché un peu niveau notes mais surtout niveau efficacité des papilles. Après, je n'étais pas le seul (l'air de rien, y a eu du voltage en peu de temps et y avait pas de quoi grignoter donc ...).
 
New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin     New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-151, 297 bouteilles, vieilli en fût de chêne du limousin
C'est carrément du mimétisme à ce niveau !

Je vous livre quand même mes brèves notes :

Sa robe est acajou à reflets orangés. Il est plus "profond" que les autres.

Le nez m'a paru, je cite, "mwoui bof" avant d'évoluer dans le bon sens sur les fruits secs et les agrumes. Des touches de vanille font également leur apparition pour amener de la douceur à l'ensemble.

La bouche est plus épicée (cannelle, poivre) avec ... oui, ces notes de caramel qui nous auront suivi du début à la fin ainsi que quelques touches fruitées.

Des notes plus herbacées font leur apparition en rétro-olfaction. Elles viennent se mêler à ce côté fruité décelé en bouche.

La finale est ... finalement arrivée sur les notes perçues en bouche (désolé). Une certaine constance donc.

Et bien voilà, c'est terminé.
Voici mon classement (abstraction faite du dernier donc) :

1. New Grove Single Cask Rum 2007 - 55°, fût 14-07-48
2. New Grove Single Cask Rum 2005 - 55°, fût 68-16 (c'est celui qui, dans l'ensemble a recueilli le plus de suffrages)
3. New Grove Single Barrel 2004 - 49,9°, fût 13-04-149
4. New Grove  Single Cask Rum 2005 - 54,9°, fût 080-15
5. New Grove Single Barrel Rum 2007 - 60°, fût 42-15

Conclusion ?

Un expérience super intéressante où l'on a pu découvrir qu'à partir d'une "colonne vertébrale" semblable on peut sortir des produits si pas totalement différents, présentant à tout le moins des caractéristiques bien à eux.

Notes personnelles pour la prochaine expérience de ce type :
- garde ton verre plus longtemps : ça s'aérera plus et, du coup, ça évoluera plus (et tu pourras comparer avec les autres) ;
- amène un truc à grignoter (quoi on s'en fout mais quelque chose) parce que l'eau c'est bien mais ça ne fait pas éponge ^^ ;
- voir avec le chef pour faire ça en plus longtemps (ou alors en diminuant le line-up) parce que c'était costaud.

Bref, je l'ai déjà dit mais c'était une super expérience, l'ambiance était au rendez-vous, le line-up juste incroyable, ... (ajouter les superlatifs que vous voulez ^^).
Une super première sortie officielle pour les GR en somme !
Vivement la suivante !


Rhum n' Whisky

2 commentaires:

  1. Le chef est d'accord avec tes remarques et a déjà corrigé le tir. Mais de grâce n'écrit plus Itsel & moule dans la même phrase ;-)

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    1. "Unknown" ... c'est bon Marc, je t'ai reconnu :p ;-)
      C'est toi qui a l'esprit mal tourné tu sais parce que la phrase - par exemple - "A midi, Itsel a mangé un plat de moules-frites" ben, elle est tout à fait normale ^^ :'-D

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