jeudi 29 juin 2017

Genièvre et agrumes !

Ne cherchez pas le jeu de mots ou la traduction fun, il n'y en a pas.

Vu qu'on (oui, nous étions plusieurs) s'est inscrit au Gin Experience (évènement déjà passé mais compte-rendu à venir. Ca va, vous suivez ?), il fallait quand même bien revoir ses "fondamentaux".
Bon ok, j'ai fait avec ce que j'avais à la cave et je vous ajoute un bonus (vas-y, scrolle un coup vers le bas !) qui n'est pas sur la photo de famille :
Gin - The Family
Coloré n'est-il pas ?
Les gins que j'ai à la maison étant relativement basiques, leur robe est ... oui, transparente. Donc on se contentera d'une photo des bouteilles.
Histoire de faire ça de manière plus ou moins cohérente, j'ai effectué la dégustation dans l'ordre suivant : du plus bas au plus haut degré.
 
C'est pas tout ça mais allons-y !

 

Gordon's London Dry Gin - The Original - 37,5° :

Gordon's London Dry Gin - The Original
La base, tout simplement ...
Niveau couleur c'est donc transparent. Qui l'eut crû ?

Au nez, il est très gin (après, mes connaissances en gin étant limitées, voilà quoi) : un pic de genièvre avant de passer à des arômes plus citronnés pour terminer sur des notes plus alcooleuses (ben oui).

En bouche, c'est très léger et ça coule tout seul (si Madame lit ça, elle va s'étouffer :p).
Le genièvre est toujours là avec quelques épices et une touche d'amertume en plus.
Les notes citronnées perçues au nez sont toujours là aussi et on peut noter une légère percée de la réglisse.

La finale est assez "légère" vu le faible degré du truc. Elle reste sur ces notes de genièvre et d'amertume décelées en bouche.

Un produit on ne peut plus basique. Pas le meilleur (loin de là). Pas le moins cher non plus (étrangement). Pas celui au plus beau packaging (mais du tout hein). Bref pourquoi en parler ?
Tout simplement parce que c'est celui qui m'a fait tomber dans le monde du gin tonic et rien que pour ça, il mérite sa place ici (et à ce niveau, il fait le travail donc que demander de plus ?).


Bombay Sapphire Vapour Infused - 40° :

Bombay Sapphire Vapour Infused
Personnellement, je n'ai pas la boite (ce qui est fort dommage parce qu'elle est fort jolie ^^).
Et non, la couleur n'est pas schtroumpfy (bleue quoi), elle est ... Y en a pas en fait.
La bouteille est traitre, je sais.

Le nez est - sans surprise - très genièvre mais en bien plus fin (oui c'est bizarre écrit comme ça mais c'est bien plus évident quand on compare en live). Quelques notes poivrées lui amènent un peps assez sympathique.
Outre les notes citronnées qui se développent au fur et à mesure de la dégustation, je lui ai trouvé quelque chose de plus végétal ou floral, sans pour autant mettre un nom sur cette sensation.

En bouche, et bien, vous me croyez si je vous dis que c'est très genièvre mais - à nouveau - de manière bien plus fine que sur le Gordon ??
Comme pour le nez, il y a une touche de peps en plus et, chose surprenante, une légère et agréable touche mentholée très rafraichissante.

La finale se présente en deux temps : d'abord le genièvre et les épices (poivre ?) puis les notes citronnées, qui prendront très largement le dessus.

Comparativement parlant, un produit largement supérieur au précédent.


Hendrick's - 41,4° :

Hendrick's
LE produit marketing par excellence (mais quel marketing dis donc !)
La couleur est ... Non mais sérieusement, vous suivez un peu parfois ?

Au nez, oui, il y a du genièvre (encore heureux) mais c'est vraiment (mais alors vraiment vraiment hein) plus floral (rose es-tu là ?) et c'est d'une douceur surprenante.
A nouveau, on retrouve nos légères notes citronnées.

Niveau rétro-olfaction, c'est beaucoup plus végétal.

La bouche est assez ronde, sur des notes sucrées bien plus présentes que dans les deux premiers produits dégustés. Le tout est entouré d'une légère amertume type genièvre et de notes végétales.
Peut-être que c'est juste parce que ça fait le buzz Hendrick's et que je suis faible et influençable (... mdr) mais, oui, il y a peut-être bien un peu de concombre là-dessous.
L'ensemble est assez difficile à décrire mais c'est très agréable.
Après, on est loin du London Dry bien typé. On part clairement vers un produit d'appel qui tente d'attirer un public que l'on qualifie de plus "féminin" dans le monde des spiritueux (en gros, quelque chose de relativement rond et doux, plus attrayant et facile d'accès, pour cibler un public plus large. Et donc féminin, vu que seuls les hommes - créatures du démon - boivent de l'alcool. C'est bien connu :p).

La finale est relativement amère (oui, ça peut surprendre) avec, à nouveau, quelques notes citronnées qui viennent toutefois contrebalancer cette amertume.

On part ici sur un produit totalement différent mais pas nécessairement mieux que le Sapphire.
Avec un tonic Fever Tree Elderflower, c'est juste top.


Filliers Dry Gin 28 - 46° :

Cocorico ! Un gin belge (ok, il y en a plusieurs mais on s'en fiche) dont la distillerie a déjà fait parler d'elle sur le blog : rappelez vous du whisky Goldlys. C'est eux.
Filliers Dry Gin 28
Gin from chez nous :p
La couleur. Voilà quoi ^^

Au nez, tout de suite, ça tape plus (le degré tout ça, tout ça) et c'est plus épicé (poivré).
Il est étrangement moins sur le genièvre que les autres.
Il reste par contre sur les agrumes mais moins sur le citron.

La rétro-olfaction est amère et "réglissée".

En bouche, c'est directement plus amer mais ça sera vite surplombé par une douceur agréable (relativement fruitée en fait). On retrouve les touches épicées du nez avec le poivre qui est bien présent. L'ensemble est relativement chaud et agréable.
"Et le genièvre dans tout ça ?" me direz vous. Il est là mais, de nouveau, de manière moins explosive que sur les trois autres.

La finale reste sur les notes perçues en bouche et est assez longue (bien plus que tous les autres. Encore une histoire de degrés sûrement ^^).

Bon, c'est peut être le voltage plus élevé qui fait ça mais c'est vraiment un produit top (et je dis ça sans chauvinisme aucun).


Tanqueray Dry Gin - 47,3° :

Tanqueray Dry Gin
Le produit "de base" de chez Tanqueray ... Faut pas demander la qualité des autres !
La robe est d'un beau vert d'eau !
...
Non, je déconne. Que dalle à nouveau.

Au nez, on fait un retour en force sur le genièvre. Le citron et l'anis se taillent également une belle place à côté de celui-ci.
Les autres épices (et il y en a, croyez moi) passent au second plan derrière cette déferlante de puissance. On revient clairement sur un produit à présenter comme "le" gin (entendre par là, le "London Dry" aux arômes bien typés).

La bouche est, elle aussi, en plein sur le genièvre. Des touches poivrées suivent puis des notes plus douces apparaissent (citron réglissé ?).
Ca peut sembler basique mais cette puissance et ce goût en font un produit extra et, pour ne rien gâcher, l'alcool est extrêmement bien intégré.
C'est - selon moi - très typé gin mais en bien plus intense que le Gordon par exemple (après le prix fait fois deux aussi donc)

La finale est longue (encore plus que sur le précédent), sur ces notes de genièvre qui nous auront accompagnées tout du long avec quelques touches citronnées, tout en dégageant une certaine amertume pas désagréable du tout.

Différent du Filliers mais c'est encore un produit qui surclasse largement les trois premiers (comme quoi, le marketing ne fait pas tout :p).

Bon, après mes retours sont ce qu'ils sont hein, mes connaissances "ginesques" étant relativement limitées et la présente dégustation ayant uniquement pour but de préparer mon Gin Experience (retour à venir).
Il ne m'est donc pas possible d'aller identifier l'ensemble des épices se trouvant dans la préparation (après, est-ce possible ? Sûrement. Mais est-ce pertinent? Ca c'est moins sûr ...).
 

Dégustation bonus : Beefeater London Dry Gin - 40° :

Beefeater London Dry Gin
Je suis fan de la bouteille et de son paysage (ok, de Londres) en arrière plan. Et puis, il fallait bien que je vous mette une photo de verre aussi hein ^^
Le "mètre-étalon" permettant les comparaisons selon Ian Buxton (et moi, comme une quille, j'ai testé ça après les autres et - pour ne rien arranger - un autre jour). Et si Ian Buxton le dit ... ;-)
Attention, je vous préviens tout de suite : c'est basique mais qu'est ce que c'est bien fait !

Explications :

La couleur ? Non, c'est bon, on arrête maintenant.

Le nez est puissant sur le genièvre. Les agrumes se font de plus en plus présents.
C'est épicé (fatalement) mais cela se ressent moins que sur les autres.
 
En bouche, il a un goût de sapin assez doux ... (mais si le goût des chiques de la "Madame au Marteau", quand j'étais petit, dans la Galerie Opéra. Si tu n'es pas Liégeois, passe ton chemin, ça ne sert à rien d'essayer de comprendre :p)
Mais pas que (j'en vois pousser un "ouf" de soulagement) : le genièvre est logiquement présent tout comme les agrumes. Par contre, niveau agrumes, on passe du citron (en entrée de bouche) à l'orange (une évolution sûr-sucré quoi).
Il est enfin beaucoup plus épicé (poivre, coriandre).
Attention, c'est relativement "direct" comme produit (il est donc nécessaire de prendre son temps sinon ça sera fort genièvre) mais la note forestière très sympa lui donne ce petit quelque chose en plus.
 
Niveau rétro-olfaction, sans surprise, on revient sur le genièvre mais aussi sur une certaine amertume.
 
La finale est relativement longue, sur cette amertume perçue ci-dessus.
 
Comme dit au-dessus, c'est relativement basique (et pas cher) mais c'est vraiment bien foutu.
 
Bon, maintenant qu'on est chaud et "entrainé", on peut sereinement se rendre au Gin Experience !
 
 
Rhum n' Whisky

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