vendredi 24 mars 2017

Non, je n'étais pas à Paris (aka "De l'Agricole chez Créatif ?")

Toi, derrière ton pc (ou ton Mac, ou ta tablette, ou ton smartphone, ou ... enfin ce que tu veux, je ne suis pas sectaire), qui ne comprends ce titre, ne t'inquiètes pas, c'est normal.
A moins d'avoir passé la soirée avec nous, il restera flou pour le restant de tes jours (parce que because "what happens at Créatif, stays at Créatif" d'abord).

Sinon, plus sérieusement, notre Maître de cérémonie préféré  (Oui Ruben, là je parle de toi) ayant annoncé la réception de biens belles bouteilles de rhum agricole, il n'en a pas fallu plus pour que Salva lance le concept "Dégustation Agricole au salon" (quand je disais que c'était l'époque des salons).

Alors le rhum agricole : 
- y a ceusses qui ne jurent que par ça (c'est dommage, ils passent à côté de plein de choses) ;
- y a ceusses qui trouvent ça dégueulasse (c'est dommage, ils passent à côté de plein de choses aussi. Notez bien, il n'y a pas si longtemps que ça, Ruben pour ne pas le nommer, donc ça vous fait une excuse si vous n'aimez pas. En même temps, Ruben, même si ses goûts ont évolué, depuis qu'on sait qu'il carbure au ron-coca depuis ses 17 ans, il nous inquiète ... Et je suis une crapule de ne pas dire de quel ron il se sert, fourbe je suis. :'-D) ;
- y a ceusses qui savent ce que c'est et qui aiment bien (mais pas que) ;
- et puis, y a ceusses qui ne savent pas. Et ce soir, ils étaient Légion.
Et quand tu ne sais pas et que tes références sont logiquement assez douces (ron à tendance hispanique généralement), ben, quand tu commences dans l'agricole, en fonction de ce que tu goûtes ... tu peux avoir l'impression de te prendre une grosse claque dans la gu***** (du style tu fais trois fois le tour de ton slip sans toucher l'élastique).
C'est arrivé :-)

Rassurez-vous aucun dégustateurs n'a été blessé au cours de la soirée (et on n'a pas rendu de clairin à Salva donc il n'a pas failli s'étouffer) mais certains ont proposé de rebaptiser l'un ou l'autre produit "White Spirit". Va savoir, sans doute parce qu'il s'agissait d'un rhum blanc (hum hum ...).
Remarquez, une fois l'effet de surprise passé, la dégustation a eu son petit succès.

Pas de cotation cette fois mais une petite explication de la différence entre rhum agricole et de mélasse pour les nouveaux histoire de comprendre le pourquoi du comment (en beaucoup plus basique, vous aurez un début d'explication ici)

Le line-up du soir avant de se lancer dans la dégustation proprement dite :
line-up
A droite, la bouteille "mystère" (bon ok, en regardant bien c'est jouable ;-) )

Issan :

Pour ne pas faire comme tout le monde et rayonner un petit peu, partons faire un tour en Thaïlande!
Celui-là, ça a donc été la première grosse claque de la soirée pour les nouveaux dans le monde de l'agricole.
Et heureusement que Ruben en a pris un bon hein parce qu'il a été dur à passer.


Sinon, oui je l'ai goûté et il me plait toujours autant.
Comme j'en ai déjà pas mal parlé ici, je n'ai pas pris de notes de dégustation et ai simplement profité du moment.

Au fait, photo :
Issan
Oui, la bouteille n'a pas changé

Depaz VSOP :

Lors du Salon du Rhum, j'ai pu découvrir l'ancienne version.
Il semblerait que la nouvelle soit "la même mais en mois bien" (c'est paradoxal je sais).
Du coup, j'ai décidé de goûter autre chose !

A noter qu'il a reçu un super accueil (ce que je peux comprendre : c'est un agricole vachement bien foutu et assez facile d'accès sans toutefois renier ses origines. Une bien belle phrase compliquée prout-prout pour dire que c'est chouette quoi).
On revient en Martinique sinon.

Comme je suis bon prince, je vous mets une photo du nouveau packaging :
Depaz VSOP
Personnellement j'aimais mieux l'ancien packaging. Après les goûts et les couleurs ...

Montebello 8 ans :

Initialement connue sous le nom de Carrère, la distillerie change de nom en 1975 (en Montebello pour ceux qui ne suivent pas) suite au rachat par la Famille Marsolle qui eut lieu en 1968.
Basée en Guadeloupe, la distillerie propose des assemblages de pur jus et de mélasse (pas de l'AOC donc).

Les 3 ans et 6 ans, j'ai déjà testé (et j'ai apprécié) ; passons donc à la version un cran plus âgée !
Montebello 8 ans
Toujours ce packaging "old school" immédiatement reconnaissable
Première dégustation "colorée" de la soirée : une robe de couleur or à reflets orangés ouvre le bal des rhums vieux.

On démarre sur un nez extrêmement fruité qui va dominer tout au long de la dégustation.
Les notes fruités vont du fruit bien mûr au fruit confit avec une certaine importance des fruits rouges et des agrumes.
Quelques notes boisées arrivent par la suite. On les retrouvera également à la rétro-olfaction avec l'une ou l'autre touche d'épices.

La bouche m'a tout de suite paru plus acide après cette déferlante fruitée. Un retournement de situation complet. C'est bien plus boisée et épicé (les épices étant assez "fortes" dans le style poivre et compagnie).
Les fruits ne pouvant pas avoir complètement disparu, on les retrouve là, derrière ces arômes bien plus secs.

La finale reste constante sur les notes décelées en bouche (principalement épices et bois donc) et est assez longue.

J'en avais pensé beaucoup de bien au Salon du Rhum, mon avis ne change pas : j'aime toujours autant.

Chamarel XO :

Il s'agit d'une des plus jeunes distilleries de l'Île Maurice (si pas la plus jeune mais comme je n'ai pas envie de vérifier, je vous laisse vous en assurer par vous même) et, a fortiori, de l'Océan indien, puisqu'elle a poussé au milieu des champs de cannes en 2008.

Pour info, ils font aussi une liqueur de rhum à la mandarine : j'aime pas (en même temps, je n'aime pas les mandarines donc ...).
Mais soyons sérieux et passons donc au XO :
Chamarel XO
Moi je trouve ça superbe et très classe. Vraiment.
Sa robe est orangée à reflets dorés.

De prime abord, il m'a paru plus alcooleux que le précédent.
Sinon, c'était "spicy-time" : des épices en veux tu en voilà au rang desquelles la vanille prend une place considérable (mais très considérable hein).
Après un peu de repos, il se fait plus boisé et la douceur apparait de plus en plus.

En bouche, c'est toujours très épicé. La vanille est toujours là, les notes boisées aussi.
Et puis il y a ce petit quelque chose d'assez indéfinissable sur lequel je n'ai pas réussi à poser de mot, un mélange de fruits et d'épices assez étonnant qui donne un petit caractère animal au produit. Pas désagréable du tout, loin de là, mais perturbant. Vraiment.

Enfin, une finale moyenne sur les mêmes arômes "surprenants" que la bouche vient clore les débats.

Oui ben voilà. C'est bien fait mais j'ai du mal (c'est finalement celui qui m'a le moins plu de la soirée).

A noter que Cyril y a trouvé pas mal de notes de réglisse et de pruneau. C'est peut être ça qui lui donne son caractère si particulier (parce que oui, parfois quand je ne sais pas, je lance des pistes :p).

Longueteau - Sélection Parcellaire n° 9 :

Pas de notes non plus donc (enfin si mais pas dans ce billet-ci)
Il m'avait tellement bien plu que je me suis - à nouveau - laissé tenter (dommage quand même de ne pas avoir pu comparer en direct avec le n° 1).
Confirmation ce soir : il est top. Encore un cran au-dessus de l'Issan que j'apprécie déjà beaucoup (au cas où ça ne serait pas clair dans l'article cité plus haut). En même temps, comme l'a si bien fait remarqué un de mes collègues : Issan ça fait un peu moins de deux ans qu'on en parle (et que les produits existent) tandis que Longueteau ben voilà quoi ...

Gros succès en général d'ailleurs. Il a été pas mal apprécié par l'assemblée (bon après Ruben n'avait clairement pas choisi le plus dégueulasse des blancs non plus hein ;-) ).
Guadeloupe one point.

Sinon, le packaging n'a pas changé, rassurez-vous :
Longueteau - Sélection Parcellaire n° 9
Le format typique de chez Longueteau


Neisson Extra Vieux :

Retour en Martinique avec cette distillerie mythique (tant pour sa bouteille "Zépol’Karé" que pour la qualité de ses produits et notamment de ses très vieux rhums ... Pouvoir déguster un Neisson 21 ans, ça relève tout simplement de l'utopie).
En ce qui me concerne, je n'ai jamais goûté "que" le 15 ans lors du Salon du Rhum (et de son espace Collector du tonnerre) qui m'avait laissé un souvenir incroyable (et que j'ai égoïstement gardé pour moi sans prendre de notes pour vous). Rien de la gamme dite "classique".
Il est donc temps de se pencher sur cet "Extra Vieux" :
Neisson Extra Vieux
Zépol’Karé !!
Une robe ambre/orangée à reflets cuivrés invite à la dégustation.

Le premier nez est boisé. C'est clair et net. Mais c'est bien fait et donc très agréable.
De légères épices (un poivre bien moins puissant que sur le Montebello par exemple), bien intégrées, complètent cette première impression.

Des notes fruitées arrivent par la suite avec notamment quelques touches d'oranges. Eu égard au premier nez, j'ai trouvé ça assez surprenant. Agréable mais surprenant.
Enfin, au fil de la dégustation, il m'a semblé que le nez se faisait de plus en plus doux.
Ou je suis passé complètement à côté de mon sujet ou les notes végétales/de cannes annoncées partout étaient vachement bien planquées.
Niveau rétro-olfaction, ça n'a pas arrangé les choses : impression de douceur assez prononcée tendant limite vers le caramel (et pourtant Neisson c'est sensé être du pur jus de cannes).
Après je n'étais pas le seul à trouver ça surprenant de douceur donc ...

En bouche, c'est d'abord boisé et épicé. Ce n'est donc pas sans rappeler le premier nez et on se dit qu'on va repartir sur des sentiers "agricoles" plus balisés.
En fait non : cette douceur fruitée perçue au nez fait son retour de manière insidieuse pour nous offrir - au final - un produit bien plus rond que ce à quoi je m'attendais.

La finale est longue, boisée et épicée (aaaah) avec toutefois cette sensation de douceur qui continue de nous tourner autour.

Conclusion ? Et bien oui, c'est bien fait. Y a pas à discuter là-dessus. Après Est-ce que ça doit pour autant être élevé au panthéon des rhums agricoles, ben je ne sais pas. Du moins pour celui-ci (c'est vrai que le 15 ans était une tuerie quand on y repense bien mais on ne jouait pas non plus dans la même catégorie...).
Donc oui, c'est bien, mais ce n'est pas l'agricole que je préfère. (désolé Od)

Bielle 2008 - 40ème anniversaire :

Marie-Galante, 7 ans, brut de fût (53,4°), ... que demande le peuple ?
Une petite histoire sur la distillerie ? Voilà (cliquez-moi, cliquez-moi).
Une photo ?
Bielle 2008 - 40ème anniversaire
Attention piège : 40 ... ème anniversaire, pas 40 ans hein (si ça existait un jour, ça ne couterait pas le même prix...)
...
Quoi ? Aaah, les notes de dégustation ! ok ok, voilà :

D'une couleur or intense (orangé), c'est un produit engageant.

Au nez ça sent bon mais bon, vous n'imaginez pas. Et en bouche, c'est un vrai délice. Une tuerie.
Ressenti un, check.

On va essayer d'être un rien plus précis maintenant ;-)

Au nez, c'est très typique Bielle, les "marqueurs-maison" sont là : c'est finement boisé, légèrement épicé (sur la vanille ... Fût de bourbon m'entends-tu ?), relativement fruité (agrumes) avec un retour sur la canne bienvenu.
L'alcool est ici on ne peut mieux intégré (et ça je l'ai déjà dit souvent mais qu'est-ce que c'est agréable).
Enfin, plus étonnant (et agréable car rafraichissant) : une légère touche mentholée ramène  encore un peu plus de fraîcheur au produit.
En rétro-olfaction, les notes boisées et les épices prennent le dessus.
Un nez hyper agréable. Top top top.

En bouche, c'était déjà le cas sur les derniers bruts de fût millésimés mais j'aime bien le souligner donc : oui, c'est 53,4° mais en fait non, ça ne se sent pas tant que ça au final. Comme déjà dit pour le nez, c'est vraiment bien fait (après est-ce qu'un Bielle peut être raté ? ... Oui, sûrement, c'est comme tout, mais ça doit être rare).
Les agrumes et la canne fraîche dominent la dégustation, l'ensemble étant englobé de fins arômes boisés pour complexifier un peu la chose.
Et cette note mentholée toujours présente et rafraichissante amène ce petit plus très agréable.
Les épices sont toujours là et de légères touches plus douces se fondent parfaitement dans l'ensemble.
Comment dire ? ... ah oui : top top top !

La finale est longue mais longue et fraîche (oui, toujours cette touche mentholée. Et n'allez pas croire que c'était un rhum coupé menthe hein, c'était hyper fin et végétal comme truc).
Elle présente également une douceur légèrement sucrée et de fines touches d'épices qui complètent le tout.
Enfin, il m'a semblé y déceler une très légère note fumée à la toute fin.

Ai-je besoin de préciser qu'il s'agit d'un de mes tous gros coups de cœur de la soirée ?

Place donc à la "bouteille mystère".
Pour faire monter un peu la pression, même sans la goûter, on sait déjà, rien qu'en voyant la boite, que ça va être une dégustation unique et intemporelle.
Parce que oui, tout qui aime les bateaux et les perroquets sait que Silver Seal fait quand même des choses tout bonnement incroyable !

Silver Seal, avec un nom à consonance britannique comme ça, il est évident que seul un italien peut se cacher derrière cet embouteilleur indépendant mythique (que je place personnellement sur le même pied que Velier au niveau de la qualité des produits. Après le fait que l'un puisse se targuer d'avoir un vieillissement tropical intégral et pas l'autre ben oui, c'est vrai, mais ça n'enlève rien au fait que les deux font de très très très beaux produits).
Rien à voir mais si vous avez l'occasion de goûter un whisky embouteillé par Silver Seal, n'hésitez pas !

Silver Seal Guadeloupe - Bellevue 17 ans :

Marie-Galante, 17 ans, brut de fût (50°), ... comment ? Une impression de déjà lu ?
Peut-être oui mais c'est loin d'être du Bielle, rassurez-vous.

Je ne vais pas dire qu'il y a eu un moment de recueillement dans la salle à ce moment là mais ... pas loin. Tout le monde (à des niveaux différents mais ça c'est normal) s'est rendu compte de la chance qui lui était offerte de déguster un tel produit.

Déjà le packaging, tout bonnement superbe :
Silver Seal Guadeloupe - Bellevue 17 ans
Et encore, vous ne voyez là qu'une seule face de la boite (et je ne vous parle pas de l'intérieur ...)
Après, la dégustation, juste exceptionnelle (pas nécessairement très agricole mais exceptionnelle quand même) :
La couleur est orangée à reflets dorés et "ça plaque" comme on dit de part chez moi.
On sait tout de suite que ça va être relativement gras.
Mais on voit aussi que ça va être relativement bon ! :-)

Au nez, ben oui, 50°, mais ici aussi c'est bien intégré donc ça ne vous pète pas les canaux olfactifs et ça c'est bien. C'est parce qu'on sait que c'est à 50° sinon on ne l'imaginerait pas.
Sinon qu'est-ce que c'est fruité (pêche surtout, quelques notes de fruits noirs - cassis en tête - avant de passer sur les fruits secs type amande et compagnie).
C'est boisé également (on le ressent principalement en rétro-olfaction).
Quelques notes fumées (plutôt vers les arômes "tabac" en fait) amènent encore plus de complexité à la chose.
Enfin, le tout se calme et la douceur s'installe le temps passant.
...
Ou comment mettre tout le monde d'accord rien que sur le nez. Tout simplement.

En bouche (parce que oui, c'est beau et ça sent bon, il faut respecter le produit mais on était surtout là pour le goûter aussi !!), c'est tout de suite plus boisé et plus épicé (il y a de la réglisse mais juste comme il faut).
On retrouve les fruits annoncés au nez mais de manière encore plus douce (on part cette fois vers les fruits cuits) et, à nouveau, quelques fruits secs.
L'alcool est ici bien intégré.
Enfin, quelques touches de cuir donne un caractère plus animal (ouais, j'aime bien le mettre, je sais) à l'ensemble.
C'est tout bonnement dans la continuité du nez : magnifique.

La finale est chaude et chocolatée (?!), assez douce en somme.
Et surtout elle est longue mais longue, longue, longue, ... On me dit que le mot "interminable" fonctionne bien aussi dans ce genre circonstances.
In fine, il y a un léger retour des notes fumées décelées au nez.
Juste génial quoi.

Que dire ?
Tout simplement merci Monsieur Righi pour ce rhum exceptionnel et merci Ruben pour l'avoir présenté !
*merveilleusement bien*

Et bien voilà, après cette majestueuse dernière dégustation, on avait finit le line-up de la soirée.

Certains ont goûté l'un ou l'autre produit supplémentaire (le Longueteau Grande Réserve 2004 a été pas mal plébiscité par ceux qui l'ont goûté. L'ayant découvert au Salon du Rhum - certes brièvement mais découvert quand même - et ayant de la route à faire, j'ai passé mon tour mais j'y regouterai un jour).

Ah oui, la dégustation a eu son petit succès et Ruben a vendu pas loin d'une vingtaine de bouteilles ... dont deux seulement parmi celles présentées.
La mélasse hispanique a encore de beaux jours devant elle ! :-D

Et, Salva, y a eu réclamation sur le chocolat : y a des ceusses qui veulent du Côte d'Or (des gens de goût ma foi ^^).

Enfin, on va essayer de communiquer un peu plus avec des vrais gens la prochaine fois (parce que c'est un peu facile derrière son écran vous ne trouvez pas ? Mais j'ai échangé avec Marc et Pascal quand même hein ^^). Promis (mais faut pas s'attendre à ce que je monopolise le débat. Ou il faut me faire boire beaucoup alors :p et comme on n'est pas là pour ça ...).

Quand tu finis une soirée comme ça (traduire : une super soirée avec une chouette ambiance et des gens sympas), tu te demandes juste : c'est quand la prochaine ?
Quoi ? Vendredi chez Hesby ? Oui mais non hein, la prochaine chez Créatif !


Rhum n' Whisky

P.S. : Non, je n'étais définitivement pas à Paris (mais Milan me tente beaucoup cette année ^^).

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