lundi 19 décembre 2016

Soirée dégustation "Amateurs confirmés" chez Créatif

Créatif... Ca ne fait pas un peu salon de coiffure ça ?
En fait si. Il s'agit tout simplement du salon de Salvatore Dispenza, le seul coiffeur qui - à ma connaissance - vous propose d'accompagner votre coupe de cheveux d'un verre de rhum.
J'accroche carrément au concept.
Pour les intéressés : rue Neuve 5 à 4680 Oupeye (Hermée).
Allez-y, il est super sympa !

Mais sinon, des soirées dégustations dans un salon de coiffure ? Et oui, Salva aimant le rhum et disposant d'un espace suffisamment grand pour entasser tout un tas de gens, il peut nous recevoir quand le salon est fermé.

Au niveau de la fourniture du précieux liquide, c'est Ruben - aka "pare-bichon" - qui s'en charge. Pour beaucoup, Ruben est passé du stade de dealer de rhum à bonne connaissance puis ami.
Que voulez-vous, ça rapproche l'alcool ;-)

Au fait, "amateurs confirmés" ? Yep, il y avait aussi la possibilité de faire une soirée "découverte" pour les nouveaux venus dans le monde du rhum. Un chouette concept.

Juste une chose, si vous avez un chien, petit et blanc, évitez de venir avec lui (éviter de venir avec un chien, tout simplement). Ceux qui étaient là comprendront, les autres non (et ce n'est pas plus mal) :'-D

Créatif salon
En gros plan : Ruben (égocentrique va ^^) et dans le fond, à gauche, en blanc, le bras en l'air : Salvatore (si, avec tous ces détails, vous le retrouvez pas, n'essayez jamais de trouver Charlie...)

Maintenant que le décor est posé, place à la dégustation :

Botran 1893 "collector" :

On commence gentiment par un ron très agréable et tout en douceur dans une version collector (un packaging bien plus sympa que l'actuel) et donc plus ancienne. Logiquement meilleure que l'actuelle (tout comme le vieux Zacapa 23 et l'actuel), il n'a toutefois pas été possible de comparer. A refaire.

Sinon, Botran ça vient du Guatemala, pays où il existe une "appellation d'origine". On est loin de l'AOC martiniquaise mais c'est déjà ça.
Les deux principales caractéristiques de Botran sont :
- un vieillissement à plus de 2.000 mètres d'altitude (ils ne sont plus les seuls à y procéder mais ont été les premiers) ;
- l'utilisation de la méthode Solera d'une manière un peu particulière : différents types de fûts sont employés (bourbon, sherry, porto).

Botran 1893
Oui, la photo, le cadre et le fond rose sont à chier. On est d'accord.
Mais c'est la seule qui montrait bien tout le packaging de la bête.
Il présente une belle couleur ambre à reflets dorés.

Au nez, une nouvelle fois, on est sait que l'on est sur un ron : c'est doux, sur le caramel principalement.
J'y ai également relevé de légères notes fruitées (qui ne m'ont pas donné l'impression de rester bien longtemps) ainsi qu'une légère touche de tabac.

La bouche - tout en restant sur le caramel - est plus épicée (cannelle) avec des notes d'orange. Les touches fruitées s'imposent de plus en plus sur la longueur.
On y détecte également quelques notes de cuir.

La finale reste sur les mêmes aromes que celles décrites ci-dessus, de façon légèrement plus intense. Enfin, j'y ai trouvé une note amère assez surprenante sur la fin.

Quorhum 30 ans :

Peu d'info sur Quorhum si ce n'est qu'il fait partie de l'écurie Oliver & Oliver, société de République Dominicaine qui procède à des assemblages de "rhums dominicains" (c'est-à-dire fermentés et distillés dans le pays) au rang desquels figurent notamment les rhums Opthimus, Cubaney, Unhiq XO, ...
Une nouvelle fois, il s'agit d'un ron vielli en Solera.

Quorhum 30
Un peu trop clinquant je trouve. Mais ça attire le chalan ^^
Celui-ci est tout de suite plus foncé : on part sur une couleur ambre à reflets cuivrés.

Au niveau du nez, je suis resté sur la vanille et le caramel. Ces deux arômes majeurs m'ont semblé couvrir le reste et notamment les quelques notes fruitées bien cachées.
C'est très agréable hein, je n'ai pas dit le contraire mais je n'ai pas trouvé ça exceptionnellement renversant.

En bouche, c'est très doux (c'est un ron pour rappel, donc c'est logique) : on reste sur le caramel et la vanille mais des notes épicées (quelques touches poivrées surtout) viennent rehausser le tout.

La finale reste sur les mêmes notes. C'est très doux et légèrement épicé. Un beau produit, très agréable mais je trouve qu'il lui manque le truc qui fait mouche (ou alors je suis complètement passé à côté).

Damoiseau 2008 :

Retour sur l'agricole avec un petit passage en Guadeloupe et plus précisément au Domaine de Bellevue dans la commune du Moule (vous pouvez y aller avec les jeux de mots pourris, faites vous plaisir ...).
Première marque de Guadeloupe, Damoiseau exporte dans de nombreux pays (plus de 40) ce qui est assez rare pour être souligné.
A noter que Damoiseau produit un rhum léger et a fortiori plus accessible que d'autres agricoles. Le rhum sortant à plus de 80°, il est moins chargé en éléments gras et acides qui rendent, certes, le rhum plus riche mais aussi plus "agressif" que des produits distillés à un degré inférieur.

Le millésime 2008 - baptisé "cuvée subprime" - présente un vieillissement de 7 ans (il a été embouteillé en 2015) en fût de bourbon de 220 litres.

Damoiseau 2008
Une cuvée baptisée "Subprime" (c'était dans l'air du temps)

Il présente une couleur dorée à reflets intenses (orangés ?).

Celui-là, il m'a scotché directement. Pas nécessairement dans le bon sens, ni dans le mauvais : j'ai juste été plus que surpris par cette impression de retrouver - au nez - des notes de sauce nuoc-mâm !
...
Oui, moi aussi, ça m'a fait cet effet là...
Mais bon, c'était juste le premier nez, rassurez-vous !
Cette impression disparaît toutefois très rapidement pour laisser place à des notes de fruits (jaunes), de plus en plus fortes, ainsi qu'à des touches boisées.

En bouche, c'est chaud, fruité et légèrement épicé. Des épices qui sont de plus en plus présentes au fil de la dégustation.
On y retrouve aussi des notes boisées.

La finale est moyenne et relativement sèche. Les épices restent un certain temps, le boisé est toujours là et les fruits font un léger retour sur la fin.

Un tout beau produit. Vraiment (même malgré la première impression étrange) !

New Grove Double Cask Moscatel :

Là, normalement, on devait gouter l'El Dorado 15 ans mais le connaissant déjà, j'ai pu tester autre chose. Rassurez-vous, une note sur ce dernier suivra prochainement.

New Grove, j'y suis venu tout récemment (avec le Salon du Rhum pour ceux qui suivent) et la découverte a été incroyable (je n'ai pas goûté le plus dégueulasse non plus hein).
Créée en 1932, la distillerie Grays - qui produit donc New Grove - est  le plus important producteurs de spiritueux de l'Île Maurice.
Dès 2004, la distillerie a acquis de nombreux fûts de qualité destinés au vieillissement.

La version qui nous intéresse aujourd'hui est celle vieillie en fût de moscatel. On devrait plutôt dire "finie" car le vieillissement a d'abord été effectué en fût de chêne français durant 7 ans et a subi une finition en fût de vin doux portugais pendant une année.

New Grove Moscatel
Des bouteilles bien reconnaissables
De couleur cuivre, ses reflets sont dorés.

Au nez, c'est complexe et je regrette de ne pas y avoir passé plus de temps.
On y trouve - en vrac - des fruits cuits, du caramel, de la cannelle et des fruits secs. Vraiment très chouette et à reboire plus posément.

En bouche, c'est doux et puissant à la fois. Les fruits secs et les fruits frais laissent progressivement place à des notes boisées et épicées (poivre).
Toujours aussi chouette qu'au nez.

La finale commence par une légère amertume vite couverte par des touches fruitées et boisées. Une légère impression "fumée" est également à ressortir.

Une impression générale de faire face à un rhum "bonbon" mais dans le bon sens du termes cette fois (contrairement à l'Arcane par exemple et pour rester dans le même pays).

Ca confirme mon ressenti de ce que j'ai pu découvrir au Salon du Rhum : une distillerie à découvrir de manière plus approfondie !

Rhum J.M millésime 2003 :

Retour dans la nation du rhum agricole. La Martinique pour ceux qui sont perdus.
"JM" ... des initiales mythiques pour tout amateur d'agricole : leurs hors d'âge millésimés (10 ans et, surtout 15 ans) sont juste magnifiquement exceptionnels (et leurs bouchons scellés à la cire sont juste les inventions les plus fourbes du monde...).

Au fait, J.M c'est pour Jean-Marie Martin, créateur de la distillerie qui floquait ses barriques des initiales JM.
Le domaine - et la distillerie qui va avec - a été racheté début du siècle passé par Gustave Crassous de Médeuil d'où la mention "Les hértiers Crassous de Médeuil" sur l'étiquette.

Voilà pour la petite histoire.

En ce qui concerne le produit objet de la dégustation, il s'agit d'un millésime étiquette papier donc d'un 10 ans d'âge (les 15 ans ont droit à une jolie étiquette en cuir).
C'est un "brut de fût réduit" à 46,3°ou 44,8° (mes notes sont pourries à ce sujet et ce qu'on trouve sur internet est assez contradictoire. Désolé).

JM 2003
JM et ses "mythiques" bouteilles vertes
Etiquette papier donc 10 ans. Brut de fût réduit à 46,3° ou à 44,8 %.
Présenté comme ça, c'est déjà intéressant. Et en pratique qu'en est-il vraiment ?

Une couleur JM. ... C'est clair quoi, on va dire ambre à reflets orangés.
A votre avis pourquoi à part leurs blancs, ambrés et shrubb, toutes les bouteilles sont vertes ? Parce que tous leurs rhums sont pâles et que - pour des vieux - c'est commercialement moins vendeur.

Au nez, c'est boisé (10 ans en fût quand même) avec des notes épicées mais c'est également fruité (fruits blancs).

En bouche, il m'a initialement semblé une nouvelle fois boisé et fruité. Ce qui m'a le plus étonné c'est que je l'ai trouvé assez doux (comparé au 1995 - 15 ans qui est à la cave). Surprenant. Idem en rétro-olfaction.
La deuxième gorgée m'a - quant à elle - semblé beaucoup plus épicée.
En gros ça évolue. Et j'aime bien !

La finale est relativement épicée, toujours avec des notes boisées et un retour surprenant (une nouvelle fois) de la douceur aux travers de notes fruitées et sucrées.

Moi j'aime bien. Vraiment.

Rum Nation Jamaïque 5 ans :

Rum Nation, je vous en ai déjà parlé plusieurs fois (un peu lors du Salon du Rhum, beaucoup plus ici). On ne va donc pas trop s'étendre sur la chose si ce n'est que j'apprécie beaucoup ce qu'ils font.

Moment coup de gueule maintenant : leur 8 ans, chroniqué plus longuement, est dès à présent remplacé par un 5 ans d'âge. Au même prix (pas exorbitant mais frustrant).
Le problème vient du fait que la production ne suit pas la demande et que pour faire face il faut - fatalement - réduire la durée du vieillissement pour embouteiller plus vite.

Tout comme le 8 ans, il a d'abord été vieilli en fût de bourbon avant de subir une finition en fût de sherry Oloroso pour une période de 15 à 18 mois. A noter qu'une petite partie du rhum a été vieillie en fût de sherry Pedro Ximenez, ce qui devrait lui apporter une certaine douceur.

Rum Nation Jamaïque 5 ans
Le petit frère donc
L'heure de la comparaison a sonné.

A l'œil, peu ou pas de différence : une belle couleur dorée intense.

Au nez, le contrat est respecté : JAMAICA !!
Traduction : bienvenue au pays de la colle, du solvant et des fruits trop mûrs. J'ai eu toutefois l'impression que ces notes s'estompaient plus vite que dans le 8 ans pour laisser plus de place à la finition en fût de sherry (épices typiques y relatives entre autres).
J'aime toujours autant.

La bouche m'a semblée plus douce que le 8 ans (notes de caramel ?) mais on reste quand même sur les notes "Jam-Rock" décrites ci-dessus, le tout agrémenté d'épices.
Une nouvelle fois, j'ai eu l'impression d'y relever des notes fumées.
Ca confirme donc mon impression du 8 ans, je n'avais pas rêvé !

La finale présentait, quant à elle, bien plus de notes empyreumatiques (fumé/brûlé) que le grand frère avec bien évidemment le caractère typique des jamaïcains.

Comme souvent avec les rhums jamaïcains, soit on aime, soit on déteste.
Vous le savez, moi j'aime bien.

Au niveau de la comparaison, à part quelques différences qui - au moment de goûter - étaient tout sauf flagrantes (en gros, j'ai comparé mes notes de dégustation à l'article que j'avais fait sur le 8 ans au moment d'écrire ce billet).
C'est donc toujours un très chouette produit. C'est juste un peu scandaleux que le prix soit resté le même alors que l'on vient de se prendre trois ans dans la vue...

Dernière ligne droite maintenant.
Une fois n'est pas coutume mais ... A ce moment de la soirée, les notes sont plus lacunaires...

Compagnie des Indes - Caroni 22 ans :

Ici, j'aurais logiquement dû passer au Clairin Vaval mais comme c'est celui des trois que j'ai le moins aimé (au vu des retours dithyrambiques, j'aurais du regoûter ; ça sera pour une prochaine fois).

Compagnie des Indes, on en a déjà parlé (et on en reparlera parce que j'aime bien) et vous savez donc tout le bien que je pense de leurs produits.

Alors CDI qui sort un Caroni de 22 ans, juste WOW quoi (le premier qui pense "Hein, World of Warcraft ??" prend une grosse claque. Et la porte par la même occasion).

Caroni, on y reviendra plus en détails prochainement donc on ne va pas trop s'étendre sur le sujet si ce n'est pour préciser qu'il s'agit de l'ancienne distillerie d'état de Trinidad. Et que ladite distillerie est aujourd'hui fermée. Et, enfin, que - malheureusement - comme souvent dans ces cas là, tous (ou presque) les embouteillages de Caroni voient leur prix exploser !

Quelques détails sur la cuvée : issu d'un fût unique, distillé en décembre 1993 et embouteillé en avril 2016, le rhum titre à 48 degrés.

Compagnie des Indes - Caroni 22 ans
Vous ai-je déjà dit que j'étais fan du packaging ?
Celui-ci a une couleur très très claire. On va dire paille tendant vers l'or léger.

Au nez, alors qu'on s'attend à retrouver les marqueurs types de Caroni (brutal, goudron, bitume, caoutchouc, ... que du bonheur ^^) et bien non, on part plutôt sur des notes typiques Compagnie des Indes (oui, c'est un style à part entière selon moi - fruits exotiques, épices et douceur. De belles choses en général.) très agréables mais assez déconcertantes eu égard au produit dégusté. On y décèle enfin des notes de vernis.

En bouche, c'est toujours fruité. On reste toutefois aussi sur le vernis et les épices avec un peu de fumée.

La finale est la partie la plus "Caroniesque" de la dégustation. Elle est longue, toujours sur les fruits mais - surtout - elle fait place à des notes empyreumatiques (fumées principalement) assez prononcées.

Conclusion ? Et bien, on va dire "désarçonnant".
J'entends par là que ce n'est pas vraiment ce que l'on pourrait qualifier de porte d'entrée à l'univers Caroni. Les marqueurs typiques de la distillerie ne sont pas assez présents.
Pour les amateurs de Caroni brut de décoffrage, il est - soyons honnêtes - relativement décevant.
Pour tous les autres, il est fort cher (on tourne quand même généralement à 250 euros ...).
Attention, ce n'est pas un mauvais produit. Loin de là ! Dans le style CDI, c'est très chouette et ça change pas mal de la gamme mais tout ce qui est énuméré plus haut fait qu'on se dit quand même "oui mais non quoi" (c''est clair n'est-ce pas ?) quand on le déguste.
Après, je ne m'inquiète pour les dernières bouteilles (oui, il n'y avait qu'un fût donc peu de bouteilles) encore en circulation : c'est une "édition limité", c'est un Caroni et il affiche fièrement 22 ans. Il trouvera amateur ou spéculateur plutôt.

Rum Nation Caroni 18 ans :

Ici, on va - à peu de choses près - passer tout de suite à la dégustation parce que : 1. Rum Nation, on vient d'en parler plus haut, 2. Caroni, on a un peu développé et 3. un Caroni Nation fera l'objet prochainement d'un article plus abouti (le 16 ans - 1999).

Photo donc :

Rum Nation Caroni 18 ans
Avec "18" écrit en gros et en rouge sur l'étiquette. Au cas où ^^
Il présente une belle couleur foncée à reflets cuivrés.

Cette fois, le nez est clairement Caroni : goudron, bitume, caoutchouc, fumé. Mais, comme souvent avec Rum Nation, c'est entouré d'une certaine douceur. On peut également déceler quelques notes de fruits derrière ces gros marqueurs typiques de la distillerie.

La bouche est toute aussi "Caroniesque" que le nez. J'adore ça ! Outre ces arômes on ne peut plus spécifiques, on relèvera également la présence d'épices et, à nouveau, de fruits. Il donne enfin une certaine impression d'aridité en bouche ; oui, je sais, c'est bizarre dit comme ça.
En rétro-olfaction, il est surtout sur les épices (bon derrière les notes Caroni mais je suppose que vous aviez compris).

Pour la finale, on repart sur les mêmes notes que le nez : Caroni et douceur.

C'était juste génial et mes notes ne retranscrivent pas vraiment le plaisir que j'ai pris à la dégustation (en même temps, je fais toujours pareil : à la fin je profite bien plus que je ne note) car ce rhum cache bien d'autres subtilités à apprivoiser.
Il va sans dire que la bouteille a été commandée directement car, aussi étrange que cela puisse paraître, les Caroni de Rum Nation sont vendus à des prix on ne peut plus abordables !

Là, normalement, c'était fini. Mais Ruben étant un garçon plein de surprises super sympa (ou un garçon super sympa plein de surprises, ou les deux), il a sorti l'artillerie lourde pour la dégustation bonus (de mémoire, on pouvait y trouver un Caroni Velier 17 ans, une cuvée Homère Clément, un New Grove dont je ne me souviens plus de l'année et bien d'autres choses encore).
Du coup, je me suis envoyé deux-trois chocolat et la tartine de pain qui restait histoire de nettoyer un peu le palais après la bombe Caroni pour pouvoir profiter du dernier verre.
Mon choix s'est porté sur :

Rum Nation Small Batch Diamond :

Le seul des trois qui n'était pas présenté au Salon du Rhum.
Il était évident que je devais le goûter.

Rum Nation, on sait. Diamond, un peu moins mais j'ai prévu de vous en reparler prochainement donc on dira juste "Demerara" brut de fût. Pour ceux à qui ça ne parle pas, il faudra attendre, pour les autres, ça devrait suffire.

Rum Nation Small Batch Diamond
A noter que l'ouverture est super compliquée. Le bouchon a été mal pensé.
Mais il est joli.
La couleur est d'un cuivre intense qui fait plus qu'inviter à la dégustation !

Au nez, après une première vague d'épices on retrouve des notes de mélasse ainsi que des notes torréfiées.
C'est très bref comme description mais sachez juste que ça envoyait du très très lourd. Un nez juste incroyable.

Ca laissait présager quelque chose de magique en bouche.
Mais ça s'est "moins bien" passé : le produit est très bon, rien à redire là-dessus mais les notes de réglisse (oui,oui) ont vraiment tout emporté sur leur passage.
On pouvait toutefois déceler derrière cette vague de réglisse des touches de caramel (mélasse), des notes épicées (cannelle surtout) ainsi que quelques touches de chocolat.
Dommage que la réglisse ait pris le dessus de cette façon parce qu'on tenait vraiment un superbe produit sinon.

La finale était quant à elle beaucoup plus sur les épices avec des notes chocolatées pas désagréables du tout.

Au final, c'est toujours l'Enmore que je préfère. Pour la suite du podium, il faudrait regoûter les deux autres en même temps.
Mais c'est dommage parce que sans cette omniprésence de la réglisse en bouche, il aurait pu facilement se hisser premier.

Voilà, cette fois c'est vraiment fini. Je vous passe le rangement des verres et bouteilles, la vérification de qui a payé quoi et acheté quoi, les commandes passées le soir même (le lendemain plutôt, il était passé minuit), les adieux (oui, ça faisait plus dramatique dit comme ça ^^).

Juste trois choses :
- un tout grand merci à Salva pour l'accueil ;
- un tout grand merci à Ruben pour son "animation" de la soirée (mention spéciale "Bichon". Comprenne qui pourra. Promis j'arrête maintenant) ;
- on en refait une quand vous voulez !


Rhum n' Whisky

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