lundi 22 janvier 2018

Quinzaine JM - côté pile

 
Oui, c'est la suite de l'autre.
(ceux qui ont bien regardé les photos du dernier article ont dû se rendre compte qu'il y avait plus de samples que de produits dégustés).

Ayant fait le point sur la gamme que l’on pourrait qualifier « de base » dans le dernier article, on va maintenant se pencher sur des produits un peu plus particuliers, savoir les finish et les millésimés. 

Photo de groupe (des versions 2015, soit n° "1" ... je n'ai pas trouvé de photos des nouvelles releases ... j'ai pas beaucoup cherché non plus en fait ...)


JM – Cask Finish « 2 » - Calvados Lecompte

« 2 » car il s’agit des versions 2017 qui ont visiblement subi un vieillissement « normal » (ça fait beaucoup de guillemets, je le reconnais) en fûts de bourbon pour une période de 9 ans et 10 mois pour ensuite passer tranquillement leur 10 derniers mois dans des fûts plus « particuliers » afin de leur donner une patte différente.
La démarche est intéressante (et vachement courante dans le monde du whisky notamment … bon ok, pas pour le Calva mais vous avez compris l’idée) mais apporte-t-elle vraiment une plus-value au produit ?
Décryptage sur bases des petits (j’insiste, la quantité était minime) samples dont je disposais.
Finish Calva donc.
(si certains voient un jeu de mots idiot dans la ligne du dessus, félicitations, vous êtes aussi loin que moi… Le pire étant que je m’en suis rendu compte en l’écrivant …)

Bref.
JM – Cask Finish « 2 » - Calvados Lecompte     JM – Cask Finish « 2 » - Calvados Lecompte
A chaque finish, sa couleur !

La robe est orangée tirant vers le cuivre et présente des reflets or orangés.

Au nez, des notes acidulées viennent à notre rencontre et on a l’impression de sentir la pomme … réaction psychologique au vu du nom du finish ?
Euh … clairement non, il y a de la pomme et pas qu’un peu, elle prendrait même un rien le pas sur le reste.
On y trouve également un peu de vanille et le tout évoluera vers de légères notes torréfiées et de tabac.

En bouche et bien c’est « surprenant ». N’étant pas fin connaisseur de calvados (et c’est un euphémisme), je serais prétentieux de dire qu’on sent bien les notes typiques à cet alcool mais honnêtement, « y a kékchose hein » ^^
On reste à nouveau bien sur la pomme tout en retrouvant là, en arrière-plan, un petit côté gourmand plus typé JM XO par exemple ainsi que quelques notes vanille beurrée … ouais, ça nous donne un rhum biscuit au beurre et au pomme :-D

Niveau rétro-olfaction, on est en plein sur des notes d’alcool de pommes (alcool qui semble se faire plus présent ici) et on sent déjà une légère amertume qu’on retrouvera en finale.

La finale débute donc par des notes plus amères et épicées avant de logiquement faire un retour vers un côté plus doux caractérisé par des touches vanillées, sucrées (sucre roux, cassonade) et de pommes.
C’est long et ça pourrait devenir écœurant à mon avis.

Très honnêtement, je trouve l’expérience intéressante mais j’en reviens à la question que je posais initialement : est-ce vraiment utile ?
Perso, j’aime bien les pommes et visiblement le calvados qui a séjourné dans le fût utilisé pour l’affinage était top mais autant je trouve qu’un finish sherry apporte quelque chose à un whisky autant ici ben je trouve ça bon, vraiment y a pas à discuter (ce côté gourmand sur le fruit sucré est top) , mais j’ai l’impression qu’on a un truc hybride qui a clairement le cul entre deux chaises, à la fois trop éloigné du rhum et probablement trop éloigné du calva (vu qu’à la base ce n’est qu’un finish).
Je salue le concept, je suis content de l’avoir goûté mais je n’achèterai pas une bouteille (alors que le XO ben là, clairement la bouteille est sur la – trop longue – wishlist ; tout comme j’achèterai bien un calva de chez Drouin mais là c’est une autre histoire).


JM – Cask Finish « 2 » - Cognac Delamain

JM – Cask Finish « 2 » - Cognac Delamain     JM – Cask Finish « 2 » - Cognac Delamain
La bouteille n'est pas avare d'informations et ça c'est sympa :-)
 
Le verre présente cette fois une jolie couleur orangée à reflets dorés.

Le nez fait directement plus « JM » que le précédent (après c’est pas bien compliqué non plus, on est d’accord ; pour ceux que j’ai perdu, je parlais du finish calvados) mais – ben oui, si je ne suis pas un rien rabat-joie, y a aucun intérêt – c’est pas encore ça.
C’est boisé (à ce niveau là, il est bien foutu), épicé, sur les fruits secs avec une légère touche d’exotisme plus typée JM (le fruité XO toujours), une sucrosité vanillée et enfin – à nouveau même – un petit côté torréfié.
C’est relativement complexe.

La bouche est une fois encore très ronde, très fruitée (sur la pomme, oui, encore mais pas que) et relativement sucrée (on part plus vers un aspect miel que caramel ici).

Niveau rétro-olfaction, c’est légèrement plus épicé (notes poivrées) avec cet aspect boisé-sucré agréable.

La finale présente ici une légère amertume, un côté épicé relevé à la rétro-olfaction ainsi que de belles notes boisées (qui se « refondent » avec les notes sucrées dont on a déjà parlé plus haut).
La finale m’a semblée plus courte que pour le précédent. Moins écœurante aussi. Ca doit jouer sur l’impression de longueur ^^

Encore une fois, c’est agréable et bien foutu mais est-ce bien utile ?
Petit sample donc petite note ;-)


JM – Cask Finish « 2 » - Armagnac Tariquet

Attention, mini-sample donc mini-note (mais note quand même ^^).
JM – Cask Finish « 2 » - Armagnac Tariquet     JM – Cask Finish « 2 » - Armagnac Tariquet
Le dernier, qui se révèlera le plus à mon goût.

La robe est d’un joli cuivre à reflets orangés (bon, ok, sur la photo ça rend moyen-moyen mais c’est à cause de l’éclairage aussi).

Le nez est finement boisé, on y trouve toujours du fruit (encore de la pomme caramélisée ?!), des épices (vanille, cannelle et « x » parce que je vois bien ce que c’est mais je n’arrive plus à remettre un nom dessus …) et un petit côté beurré pâtissier.

En bouche, c’est encore très rond et très fruité (sur les fruits cuits caramélisés) avant de vite passer vers quelque chose de plus boisé et tannique avec un retour des épices de manière plus intense.

Niveau rétro-olfaction, c’est boisé, chaud et épicé avec un petit shoot de fraîcheur mentholé (oui, le revoilà celui-là).

La finale restera sur ce fin boisé et ces épices, le  tout enrobé d’une légère sucrosité.

Même remarque que pour les autres : c’est bon mais je me contenterais de mon sample.

Vu qu’il s’agit de produits « particuliers », il ne me parait pas pertinent de les comparer au reste de la gamme.

Par conséquent, je me contenterai de donner un ordre de préférence ne portant que sur ceux-ci :
1. armagnac (fatalement c’est celui dont j’avais le plus petit des petits samples –-‘)
2. cognac
3. calvados

Passons maintenant aux deux millésimés de la sélection.

Le 10 ans, étiquette papier, 2003 a déjà fait l'objet d'un retour dans cet article-ci.
C'est un retour que l'on qualifiera de rapide (ou de paresseux, tout dépend du point de vue).
Ouvrons maintenant la boite bordeau pour voir ce qui s'y trouve ...


JM – 1995 « étiquette cuir » 15 ans

Si j’en crois la contre-étiquette, presque 16 ans même : juin ’95 – 27/06/2011.
Vieillissement en fût de bourbon (comment ça, comme d’hab ?).
La « bête » de ma #quinzaine présente un voltage de 44,8° qualifié de brut de fût (toujours l’étiquette) même si ça me semble relativement soft pour un BDF.
JM 1995 - 15 ans
Un packaging terrible !
Comme vous le voyez – ou pas – sur la photo, la bouteille est déjà pas mal entamée et a donc été ouverte depuis un certain temps, ce qui m’évitera de m’appesantir trop longuement sur ce put*%§ de bouchon bien scellé avec une s@[0£#&*/ de cire du feu de dieu.
Certes, quand c’est fermé, c’est beau. Mais quand il faut l’ouvrir, bonjour hein…

Soit, c’est ouvert depuis un certain temps maintenant et l’oxydation tout ça, tout ça, a eu le temps de jouer un peu avec ce produit qui – à la première dégustation – m’avait fait dire « ouais c’est bon mais sans plus ; heureusement que je n’ai pas payé plus cher ».
Et donc évolution en bien ou pas ?

Verdict :
La robe est d’un joli or orangé à reflets dorés.

Le nez  a – de mémoire – pas mal évolué depuis l’ouverture de la bouteille.
Ce qui marque au premier abord c’est cette sensation de « bonbon » qui va rester quelques temps avant de se diriger vers un côté plus végétal et herbacé, accompagné de son lot d’épices subtiles et de ce petit côté « fraicheur mentholée » qui me suit dans quasi chaque dégustation (attention, c’est léger hein mais rafraichissant).
Et ça c’est tout de suite beaucoup plus agréable que cette étrange impression de – soyons honnête – « chewing-gum »  pas folichonne …
Les notes de moka/torréfiées qui ont accompagné la dégustation  des JM que l’on qualifiera de « de base » refont ensuite leur appariation même si elles restent assez légères.
À noter qu’au rang des épices, on peut déceler une petite pointe de sel amenant un petit plus à l’ensemble.
Enfin, j’ai également eu l’impression d’y trouver un aspect pâtissier et/ou floral sur le massepain et/ou la fleur de sureau sans toutefois arriver à déterminer lequel des deux se manifestait.
Bref ça part un peu dans tous les sens (oui, comme mon retour).
C’est foutraque mais c’est chouette :-)

L’entrée de bouche est de suite plus « acide », plus boisé, plus mentholé, beaucoup plus épicé (avec des épices à profusion partant un peu dans tous les sens ici aussi), bref c’est beaucoup plus intense !
On y retrouvera toutefois le côté « doux » perçu au nez avec un peu de vanille (15 ans en fût de bourbon quand même) et ce côté floral et pâtissier y relevé mais cette fois en toile de fond. C’est également légèrement mielleux.
On peut enfin y déceler quelques notes d’agrumes.
Un bien bel ensemble où le voltage se fait un rien plus présent mais juste ce qu’il faut pour amener l’énergie nécessaire à l’ensemble qui est remarquablement bien fondu (trop en fait pour arriver à en percer toutes les subtilités sur une seule dégustation). Un gros melting-pot de saveurs où il est difficile d’en valoriser une par rapport à l’autre.

La rétro-olfaction nous gratifie d’un habituel shoot épicé enrobé de fraicheur mentholée ainsi que d’une légère amertume végétale et d’un joli boisé.
C’est relativement chaud et on quitte clairement le côté doux du nez pour partir vers quelque chose de plus franc (dont l’amorce avait déjà débuté en bouche).

La finale est longue, sur les notes perçues à la rétro-olfaction. Le côté boisé terminera longuement la dégustation en s’éternisant de manière on ne peut plus agréable.

Y a pas à dire, bien mieux que dans mes souvenirs.

Voilà, cette fois, je n’ai vraiment plus rien de chez JM dans mes cartons ;-)


Rhum n' Whisky

lundi 15 janvier 2018

Quinzaine JM - côté face

*sentiment de fierté* ^^
 
J'ai « remporté » la quinzaine du BRC dédiée à WorthyPark et ai donc eu le privilège de lancer le sujet de la quinzaine suivante.
 
Vu que je suis un mec un peu tordu, j'avais proposé les thèmes suivants (on m'en avait demandé trois) : « additifs, tromperie et grands succès : Don Papa et compagnie » ou « les whiskys et autres spiritueux finis en fûts de rhum » ou encore « bouteilles à bouchon à vis »
Finalement, lesdits thèmes semblaient actuellement trop « déroutants » et on est donc reparti sur le line-up trois familles/trois distilleries (mais ce n'est que partie remise, les admins du BRC semblant – pour certains du moins – aussi tordus que moi :p ... va juste falloir assurer pour remporter une prochaine quinzaine).
 
Bref tout ça pour dire que je suis responsable de la quinzaine dédiée à JM. 
Alors oui, je le reconnais, fallait choisir un agricole et j'aurais pu prendre Bielle mais comme je suis un gros égocentrique ben j'ai pris la distillerie dont les initiales coïncident avec les miennes (un pur hasard je vous dis).
 
Et puis JM moi j'aime bien, c'est joli avec ses toits rouges ^^
 
 
 Un peu d'histoire-géo avant de passer à la pièce de résistance ?
 
Comme Wothy Park, c'est vieux. Enfin, si on y tient vraiment, les premières mentions d'une habitation sucrière à Macouba (au nord-est de la Martinique, sur les pentes de la montagne Pelée ; près de l'océan) remontent en effet à 1690.
Toutefois, ce qui nous intéresse plus particulièrement, c'est-à-dire la distillerie, voit le jour en 1845 suite au rachat de la propriété par Jean-Marie Martin, l'homme qui apposera ses initiales sur les fûts (et qui donnera finalement son nom « commercial » à la distillerie Fonds-Préville, du nom d'un de ses premiers propriétaires).
Je vous passe les détails pour en arriver à 1914 (bon la date c'est un peu flou, elle change en fonction des sources mais c'est celle reprise sur le site de chez JM donc ...), période à laquelle les Crassous de Médeuil rachètent la distillerie (mais si, ceux dont le nom figure sur l'étiquette des bouteilles).
Pour la suite, c'est rachat et agrandissement. Rien de bien passionnant si ce n'est que l'actuelle bouteille (et son étiquette) est « créée » dans les années '80 (1984 ?).
 
La gamme JM s'étend du blanc (à 50°) aux vieux millésimés (10 et 15 ans) en passant par un ESB (pour "élevé sous bois"), un VSOP, un XO ainsi que deux carafes (une cuvée du fondateur rebaptisée récemment « 1845 » et une cuvée prestige sortie à 500 exemplaires, soit un truc très rare et très cher).
On relèvera également l’existence de certains finish plus « particuliers ».
Il semblerait que le VO ne soit plus à l'ordre de jour (il ne figure plus sur les « grands » sites de vente et ne fait même plus partie de la collection reprise sur le site de chez JM ; à vérifier).
Le blanc a – quant à lui – été décliné sous différentes versions (50°, 55°,Macouba).
On trouve enfin un schrubb (oui, comme souvent).
 
Maintenant qu'on en sait un peu plus, place à la dégustation !
 

JM – Blanc 50°


JM - blanc 50°
LA bouteille JM (qui - exceptionnellement - est transparente).
Niveau couleur ben, y a pas (oui, c’est logique mais c’est toujours bon de le préciser).

Au nez, c’est végétal, on est sur la canne en plein et le degré d’alcool n’agresse pas du tout les narines.
On y trouve également des notes plus acidulées à tendance citronnée.
Enfin, il m’a semblé que quelque chose de plus « intense » apparaissait avec le temps (je n’ai par contre pas réussi à identifier le truc en question ; pour la bonne forme on dira qu’il s’agit de quelque chose tirant vers des notes camphrées/mentholées mais sans certitude aucune).

En bouche, on retrouve – sans surprises – ce côté canne fraîche mais également un aspect terreux qui nous ramène encore plus dans les champs de canne.
C’est relativement chaud.
Les épices (principalement le poivre mêlé à la canne à sucre) font ensuite leur apparition.
 
Niveau rétro-olfaction, pas beaucoup de différences : chaud, terreux (si, si) et relativement épicé avec cette canne en toile de fond.
 
La finale fait la part belle au côté poivre terreux de façon relativement intense avant de laisser place progressivement à plus de douceur (sur la canne donc).
Pas mal de temps après, on assiste à un léger retour des agrumes.
Bref, c’est relativement long.
 
Sympa.
 

JM – VSOP

JM VSOP     JM VSOP
Voilà donc LA bouteille verte - Sinon, vous avez vu ? C'était toujours Noël ^^
 
La robe est d’un bel or soutenu présentant des reflets dorés.
 
Le nez est extrêmement fruité (sur les fruits blancs) et légèrement vanillé. On est donc face à quelque chose de relativement doux qui – le temps passant – part toutefois vers un côté plus sec avec de fines notes boisées et des arômes torréfiés (café/moka) assez surprenants.
Cet aspect boisé torréfié ira en s’intensifiant avec de petites touches fruitées venant équilibrer la chose.
Pour faire basique (j’aime bien de temps en temps) : ça sent vraiment bon.
 
Niveau bouche : boisé ? check ; épices ? check (poivre mais aussi des épices plus fines type cannelle) ; notes fruitées ? check ; douceur vanillée ? check aussi.
L’ensemble est hyper bien équilibré et l’alcool hyper bien fondu.
 
À la rétro-olfaction, on repart sur les notes boisées et épicées perçues en bouche avec de légères touches de tabac qui viennent compléter le tableau.
L’alcool se fait un rien plus présent mais passe toujours tout seul (après je venais de perdre 7° dans l’aventure du soir, ça doit influer aussi ^^).
On peut également déceler un petit shoot de fraicheur mentholée.
 
La finale débute par ce côté épicée et boisé toasté avant de revenir sur des notes plus douces (plus typées fruits).
C’est long et le côté fruit/boisé/« sucré » reste longtemps en bouche.
 
Top.
 

JM – XO

JM XO     JM XO
L'avantage c'est qu'on reconnait tout de suite les bouteilles :-)
 
On fonce doucement mais surement avec une couleur légèrement ambrée à reflets orangés.

Le nez est d’emblée plus acide (sans que cela soit toutefois désagréable hein).
On y retrouve un boisé assez fin, des fruits (plus typés fruits jaunes -ou alors plus dans le style « Flibuste » ? je me comprends, je me comprends- cette fois qui apportent une rondeur stupéfiante au produit) et de  fines touches de vanille (le fût, tout ça, tout ça).
Tout est extrêmement bien fondu (oui, encore), l’alcool est au top et on découvre également quelques notes pâtissières ainsi que – à nouveau – de légères notes torréfiées.
Ça évolue pas mal (et c’est très bien comme ça).

En bouche, c’est beaucoup plus rond mais aussi beaucoup plus épicé (ça part dans pas mal de sens en fait. Démonstration : poivre, cannelle, vanille, légères notes salines).
Le côté fruité est hyper gourmand (on part sur les pruneaux mais pas que, les agrumes – principalement l’orange – se taillent également une belle part de la dégustation) ; on a même parfois l’impression de faire face à des touches de fruits caramélisés : bref un bon gros dessert bien gourmand ^^
Pour le reste, j’ai eu beaucoup de mal à mettre des mots sur mon ressenti mais c’est clairement super bon.

La rétro-olfaction change la donne niveau saveurs : un boisé humide tendant vers  une légère amertume et des épices plus intenses (poivre en tête) amènent plus de « sécheresse » au produit bien que l’on y retrouve aussi le petit côté « fraicheur mentholée » perçu sur le VSOP ainsi que de fines notes d’orange.

La finale est quant à elle longue et chaude, avec un retour du boisé.
Le côté épicé va en s’intensifiant avant de faire un retour sur des notes de « pâtisserie au fruits sucrés ».

J’adore. Gros melting pot de saveurs prouvant – à nouveau – qu’il est parfaitement possible de se faire plaisir sans dépenser des fortunes (bouteilles noires ? …).

La grosse question que je me pose c’est « Pourquoi est-ce que j’ai commencé l’agricole avec un Clément VSOP ?? Pourquoi ?? … »


JM – 1845


JM 1845     JM 1845
Anciennement dénommée "Cuvée du Fondateur" (scrollez vers le haut, l'explication est là).
 
La robe est d’une couleur cuivrée à reflets orangés (ça fonce dis donc).

Le nez démarre à fond sur les fruits (fruits exotiques en plein). C’est hyper gourmand et extrêmement doux.
Les touches vanillées propres au vieillissement en fût de bourbon sont présentes et le boisé … quel boisé en fait ? Ah si, il est complètement fondu dans l’ensemble. Tout comme l’alcool, on ne peut mieux intégré.
De légères notes mentholées apportent une touche rafraichissante à la chose tout comme ce petit côté réglisse assez surprenant.
On partira ensuite vers quelque chose de plus doux encore (notes de maïs, de chocolat – au lait, pas noir. J’ai dit doux –, de miel, …) avec cet aspect fruité qui va et vient.
Les notes torréfiées sont toujours là mais de manière très discrètes et arrivent longtemps après ouverture.

En bouche, le fruité du nez s’entremêle à un subtil boisé, le tout agrémenté de fines épices qui viennent donner un coup de peps à l’ensemble.
Les fruits sont ici plus « confits » et on a même parfois l’impression de retrouver un peu de cerise au marasquin (c’est surprenant).
La douceur mielleuse perçue au nez est toujours là, accompagnée de notes d’agrumes (orange en tête).

La rétro-olfaction nous entraine sur un côté fruité plus amer (orange – cerise) et plus épicé (un peu de poivre mais également des épices que je qualifierais de plus « exotiques »).
Ce petit côté fraicheur mentholé est toujours là.
Mais on remarque surtout un côté amande non négligeable.

La finale offre une belle sensation chaleureuse qui reste longtemps en bouche, le côté boisé épicé perdant vite le dessus au profit du profil plus fruité perçu tout au long de la dégustation.
On retrouve ici l’amande ressentie à la rétro-olfaction (on est loin d’un gros amaretto qui tâche hein, c’est quand même bien plus subtil) qui va aller en s’intensifiant.
On terminera enfin par un retour sur ce superbe boisé.

Bien différent du XO (et plus cher aussi) et donc bien difficile à départager ; certains le trouveront vraisemblablement trop rond et trop éloigné des marqueurs JM.
 
S’il fallait établir un classement dans la gamme standard (pour autant que le 1845 fasse partie de ladite gamme standard), je partirais sur l’ordre suivant :
1. XO – 1845 (ouais ex-aequo parce qu’ils sont vraiment top tous les deux)
3. VSOP (oui 3. Y en a deux en première place, suivez un peu ^^)
4. blanc

Mais est-ce vraiment un classement surprenant ?
 
Ceci conclut le débrief’ de mes samples.
Satisfait ^^
 
 
Rhum n' Whisky