jeudi 26 octobre 2017

De l'agave au pays de Bob et Bobette ?

Parce que, franchement, ça faisait vraiment trop sérieux les derniers titres et, surtout, beaucoup trop évident.

Je vous sens confus et vous pouvez car sur ce blog sobrement intitulé Rhum n' Whiky (si, si, je vous jure) où j'ai déjà parlé de Tequila, de Gin, de Grappa et même de Cognac, je vais - encore - vous reparler de jus d'agave !
C'est de la provocation, je sais. Mais comme j'écris encore ce que je veux ben voilà.

Et surtout, c'était vraiment génial comme évènement !

...

Arrêtons de tourner autour du pot et intéressons nous donc un peu à un Salon international (si, il y avait écrit Benelux) consacré au mezcal et à la tequila qui avait lieu à Gand le week-end des 14 et 15 octobre derniers.

tequila & mezcal fest - logo

Comment suis-je (enfin, est-on, vu que nous y sommes allés à deux) arrivé là ?
Par un pur hasard parce que si je n'avais pas été prévenu je ne pense pas que j'aurais relevé l'évènement (peu de pub ou de communication le concernant, du moins de ce côté de la frontière linguistique) : en effet, il y a quelques mois, en soirée, je reçois un message de Francis (mon binôme du jour donc) me disant "On se le fait ?" suivi du lien vers le site du salon.
J'ai d'emblée été tenté mais aussi un peu perplexe car la semaine avant il y avait le Salon du Rhum (mais si, j'en ai parlé ici, et encore un peu là) et le même week-end le Gin Discovery chez Hesby-Drink.
Ca faisait un peu beaucoup ...
Puis on s'est dit qu'on ne vivrait qu'une fois donc soyons fous !
Et on a bien fait, clairement !

De vous à moi, on n'en attendait pas nécessairement grand chose.
Perso, j'espérais découvrir la gamme Del Maguey mais ils n'étaient pas là.
Et niveau Tequila-Mezcal à part ça et la Patron (et encore, uniquement de nom) ou la Kah mes connaissances sont plus que très limitées ...

Que faire du coup ?
Faire appel à Monsieur B (également connu sous le prénom de Gaetan. Mais si, celui de chez Watch Smell Taste & Having Fun) - qui est quand même bien plus callé que nous - afin de savoir ce qu'il conseille de découvrir parmi le panel des marques présentes.
Car oui, on savait quelles marques seraient là :

tequila & mezcal fest - line-up
Il y avait du choix, pas d'inquiétudes.
De manière super sympa - alors qu'on a dû se croiser et se parler en tout et pour tout une fois la semaine précédente ^^ - Gaetan nous a donc fait un listing des produits qu'il considère "top-bon-pas mal".
Ca en faisait quand même déjà huit. Une bonne base de départ.
Finalement on s'est juste intéressé à ceux repris dans la catégorie "top" parce qu'il y en avait vraiment beaucoup sur chaque table (minimum trois à chaque fois), que les verres étaient bien servis, que le voltage était là et - surtout - qu'il fallait reprendre la voiture après ...
Un grand merci également à Hervé qui a pris la peine de me renseigner deux-trois trucs sympa (que l'on goutera l'année prochaine ; il a malheureusement fallu faire des choix).

Passons sur le fait que Gand, c'est loin (et qu'il faut passer le ring de Bruxelles ; du moins quand on vient par où on est passé) pour nous arrêtez - comme d'hab diront certains - sur ce qui était bien et ce qui l'était moins :

Côté points négatifs tout d'abord :
- ben Gand c'est loin : qu'on veuille y aller en voiture ou en train en fait ;
- les stands petits et un peu ramassés : heureusement qu'il n'y avait pas trop de monde sinon on aurait été un rien écrasé ;
- l'acoustique : mais là c'est la salle choisie qui fait ça (l'Eskimofabriek) donc c'est un peu difficile d'aller contre ;
- le verre à dégustation : fun et sympa mais pas idéal pour la dégustation ; pas grave on avait pris les nôtres ^^ ;
- le peu de monde : je ne sais pas si ça s'est rempli quand on est parti (il était quand même passé 18 heures) ou s'il y a eu plus de monde le dimanche mais ça avait l'air fort vide. En espérant que ça n'hypothèque pas la tenue du salon de l'année prochaine, ça serait dommage.

Bon ben il y a du moins mais c'est léger hein.
Ah si, on pourrait ajouter un shop trop petit mais pour une première c'est délicat de prévoir un truc énorme pour, au final, ne pas écouler grand chose donc c'est un choix logique et prudent.

Les points positifs maintenant :
Oui, parce que c'était tout bonnement top top top !
Un peu plus de détails vous plairait c'est ça ?
Ok, on y va alors :
- les exposants : c'est - pour la plupart (du moins où on s'est arrêté) - des Mexicains du Mexique de la distillerie ^^ qui sont contents d'être là (ou alors ils donnent super bien le change) et qui ont vraiment l'air heureux de faire découvrir leur produit, de parler de leur métier, ... bref c'est un plaisir de les écouter (principalement en anglais si vous vous posez la question). Rien que pour ça c'est vraiment super !
- les produits présentés :  alors que l'on s'attendait à un ou deux voire trois produits maximum par table (en gros un truc blanc, un reposado et un anejo dans le meilleur des cas), c'était souvent toute la gamme qui était proposée avec - en général - trois produits minimum (ce qui explique le pourquoi du "on n'a fait que les produits tops") ;
- la nourriture : typique et très bonne (fajitas, tacos, chili, ...) ;
- l'espace cocktail pour ceux qui ne veulent pas de tequila ou de mezcal pur ; ça avait l'air sympa ;
- la présence de master-class : l'idée est louable mais on n'en a fait aucune (là n'était pas le but premier de notre périple) ;
- la présence d'un shop proposant la plupart des spiritueux présents (en trop faible quantité, je suis reparti sans le coup de cœur, sniff) ainsi que des produits de bouche ;
- les toilettes : très propres :-) (et dans les wc, il y avait un dérouleur de PQ à gauche ET à droite du wc. J'ai buggué en imaginant le mec complétement saoul attraper les deux manches et se prendre pour un pilote de vaisseau spatial. Le délire :'-D ... Suis con, je sais) ;
- le peu de monde : ben oui, pour nous c'était hyper agréable pour se déplacer et discuter avec les exposants ;
- les produits : super intéressants, complètement différents de ce à quoi on s'attendait et généralement fort bons ;
- le prix : alors ça, c'est le gros (l'énorme même) plus du salon : pour peu que vous commandiez vos préventes, le prix du ticket était plus qu'intéressant (2 pour 1, voire 4 pour 1 !) mais en plus pour 20 euros (à la grosse louche), vous aviez :
° deux tickets d'entrée (ou plus) ;
° le verre à dégustation (logique en même temps) ;
° 80 pesos à échanger contre un cocktail ou de la nourriture ;
° et ... *roulement de tambour* ... la dégustation de tous les produits car oui, tout était gratuit ! Un truc de dingue !
Seul souci, un léger risque de débordement (d'ailleurs lorsque nous étions en train de nous restaurer, on a vu un exposant qui était en mode "à moi les murs, la terre m'abandonne").

Que du bon quoi !

Sinon, Tequila - Mezcal - Sotol, c'est pareil ?
Ben non hein, ça serait trop simple sinon ^^
Avant de passer aux dégustations, penchons nous brièvement sur ces trois types d'alcool qui sont - très basiquement - toutes trois des eaux-de-vie mexicaines à base d'agave.
La Tequila, c'est - de base - un mezcal avant qu'une "Dénomination d'Origine" ne passe par là (un genre d'AOC quoi) et seul certains états mexicains peuvent depuis en produire (principalement Jalisco). Elle est produite à base d'agaves bleues (au minimum à 60% ou, mieux, à 100% : c'est alors un produit "pur" et beaucoup plus cher).
Le Mezcal est produit quant à lui dans l'état d'Oaxaca à partir d'agaves (à 100% pour les mezcals de première catégorie et à minimum 80% pour les mezcals dits "mixtes").
Le Sotol enfin est lui aussi un mezcal produit à base de Sereque (une espèce d'agave locale) de l'état de Chihuahua (surtout mais aussi à Durango et à Coahuila). Le brave homme de chez Balam nous a présenté le sereque comme étant un cousin de l'ail et de l'oignon (ça met moins en confiance, je sais).
Ah oui, il reste le Raicilla qui, comme la tequila, est produit à Jalisco mais à partir d'agaves différentes.

Maintenant que l'on a un peu fait le tour, si on passait à la partie dégustation en elle même ?

Balam :

Balam produit du (de la ?) raicilla de la Costa de Puerto Vallarta ainsi que du mezcal, le tout de la manière la plus naturel qui soit, sans aucun additif, afin de conserver des produits purs et naturels (dixit Xavier Villagran, sauf erreur propriétaire de la distillerie).
Stand Balam
Alors, la bouteille noire c'est le Sotol "édition limitée" et la bouteille au liquide doré c'est le Madurado 7 ans.
Les trois premiers étant des alcools "blancs", je vous propose de passer purement et simplement la description de la robe du produit.

Costa :

Balam - Costa
Moi j'aime bien le design ...
Le nez est à la fois végétal (sur l'agave je suppose ^^) et salin. Ce à quoi je m'attendais avant d'entamer les dégustations du jour.

En bouche, on reste sur ce côté salin et végétal avec des aromates en plus (désolé pour la précision ...) ainsi que de légères épices (poivre, piment ?).

Niveau rétro-olfaction, on reste sur ce côté épices et aromates.

La finale ne déviera pas beaucoup en se focalisant sur les notes salées perçues depuis le début. Les épices et aromates se font bien moins présents. Un petit côté mentholé plus frais apparait en toute fin. Enfin, j'ai noté une vague impression que je qualifierai de "pétillante" (oui, là vous êtes perdus ...).

Ce n'est pas mauvais mais pas transcendant non plus. on dira qu'on s'attendait plus ou moins à retrouver ce type de saveurs.

Sierra :
Balam - Sierra
... il fait à la fois mythologique ...
Alors qu'on pensait se diriger vers une dégustation végétalo-saline (oui, un apriori "à la con", que voulez-vous), quelle ne fut pas notre surprise à la découverte de ce produit-ci !

Le nez est complètent différent du précédent et, personnellement, ça m'a un peu moins plus : on est en plein sur les épices type graines de moutarde, cumin, ... Le tout présentant des reflets légèrement acidulés.
Moui, c'est pas trop ma came en fait.
A noter que des notes plus douces (sucrées ?) apparaissent au fur et à mesure de la dégustation.

En bouche, bien que l'on ressente cette acidité perçue au nez, on est surtout scotché par le côté épicé du truc. C'est intense les amis !
Un petit côté végétal revient également à la charge.

Niveau rétro-olfaction : c'est la puissance de la bouche sans l'acidité. Beaucoup mieux.

La finale est elle aussi plus sympa : plus longue que la précédente, elle reste sur ce côté pimenté entouré - bizarrement - d'une certaine rondeur.

Un produit auquel on ne s'attendait pas. Assez perturbant en fait.
Spécial.

Sotol :
Balam - Sotol
... et tribal. J'aime bien.
Là, on a tout de suite plus apprécié : on revient sur des notes plus végétales mais également plus terreuse (une sensation poussiéreuse se fait ressentir).

En bouche, c'est - dans un premier temps - aussi terreux que le nez et puis ici aussi on se ramasse un uppercut en pleine face (ou plutôt en pleine bouche) : des notes douces relativement agréables font place à des épices d'une intensité terrible (poivre ? check. Piment ? check. Tabasco ??! check aussi !).
C'est le plus évolutif des trois jusqu'à présent.

En rétro-olfaction, il reste "constant sur la rondeur" (entre guillemets parce que c'est tout ce que j'ai écrit ... A ma décharge il fallait gouter, "analyser", retranscrire et discuter en anglais avec Xavier - ce qui implique d'emmagasiner ce qu'il dit, de traduire et de chercher les bons mots et de les mettre dans le bon sens pour lui répondre - ; heureusement qu'il y a eu l'entrainement du week-end avant avec Daniele !).

La finale est longue et fait - sans surprise - la part belle à cette intensité épicée.

Ici, on a bien plus accroché !

Raicilla - Madurado 7 ans :
Balam - Raicilla - Madurado 7 ans
C'est pas celui-là, je n'ai pas trouvé de photo mais je l'ai mis car la bouteille à le même design. Pour la couleur du jus, retournez voir la photo de groupe ;-)
Celui-ci présente une couleur assez légère (paille quoi).

Au nez, c'est bien plus complexe que tout ce qui a précédé : notes acidulées, végétales, de solvant type "couleur industrielle" (ouais je sais, je vous donne vraiment envie là) et salines.
Un melting-pot assez étonnant.

La bouche est très ronde, bien plus douce (sur des notes limites chocolatées ?) avant de faire un retour sur un côté végétal et salin.

En rétro-olfaction, on est sur quelque chose de chaud et doux présentant un léger côté épicé.

La finale est longue, bien plus végétale. L'opposition "sucrée/salée" ressentie jusqu'alors passe au second plan.
Ce petit côté acidulé perçu au nez refait surface par la suite.

Belle découverte.

Place maintenant à la distillerie "coup de cœur" du salon (c'est bien simple, le shop aurait été bien achalandé, je serais reparti avec une, voire deux bouteilles ^^)

Mala Idea :

Nous venant tout droit d'Oaxaca (logique, ils produisent du mezcal), Marcos - directeur et fondateur de Mala Idea - nous accueille avec un plaisir non feint afin de nous présenter sa distillerie au slogan accrocheur : "Bad Ideas Lead to Amazing Adventures"
Comme déjà dit plus haut c'est un réel plaisir de parler avec des personnes pour qui l'amour et le respect du produit sont au centre de leurs préoccupations.
La passion qui les anime est vraiment quelque chose d'incroyable et ça ne rend que plus vivante, plus authentique la dégustation.
Et puis, quand le directeur de la distillerie te montre ses avant-bras charcutés par l'agave, tu te dis que, quand même, c'est un alcool qui se mérite. Mais aussi qu'il s'agit d'une entreprise à taille humaine, on parle quand même du patron là !

Enfin, mention spécial à Katrina - directrice commerciale de Mala Idea - qui en plus d'être sympathique (et bien plus authentique que les poufs de chez Dictador par exemple ...) connait ses produits (oui, tout le contraire de ce qu'on a chez Dictador).
C'est du coup clairement le stand où les pervers ont dû s'arrêter ^^

Vous ai-je parlé du super coffre en bois dans lequel sont rangées les six bouteilles composant le line-up de la distillerie ? Un truc superbe, vraiment ! Ca ne dénoterait pas dans ma cave, loin de là.

Comment ça six produits ? Ben oui mais seuls cinq étaient proposés à la dégustation.
La preuve :
stand Mala Idea
Marcos et Katrina en pleine explication.
2ème stand, plein de produits (encore) ; là on pensait qu'on arriverait jamais au bout ^^
Place à la dégustation du coup. 

A ce sujet d'ailleurs, quand tu sais que les agaves utilisées ont entre 10 et 24 ans (ça laisse rêveur), ça t'incite encore plus à ne pas bâcler ta dégustation.

Espadin Capon :
Un mezcal produit à base d'agaves Angustifolia Haw(Espadin) Capon (j'avoue, je suis allé chercher l'info sur le site - très sympa soit dit en passant - de la distillerie) âgée de 10 à 12 ans.
 
Mala Idea - Espadin Capon
Je suis fan de tout : du contenu et du contenant !
Niveau couleur ben y a pas (comme dit sur le site, c'est cristallin. C'est joli et poétique je trouve).
Ca sera également le cas des trois produits suivants donc intéressons nous directement au nez de ce mezcal.

Et bien, juste WOW quoi : c'est hyper doux, végétal en plein, sur les agrumes.
On a presque l'impression de revenir en territoire connu (sur le rhum blanc agricole pour ceux qui ne suivent pas).
Super agréable et super surprenant !

Je vous mets juste le premier mot de mes notes sur les sensations en bouche : génial.
Voilà.
...
Non, je déconne. Donc c'est rond, épicé juste ce qu'il faut et fruité sur les agrumes.
De légères notes mentholées apportent de la fraîcheur à l'ensemble et on y décèle également un petit côté fumé.

Niveau rétro-olfaction, on part vers des notes beaucoup plus végétales et terreuses.

La finale, relativement longue reste sur ces notes végétales et fait un beau retour sur les agrumes.

Clairement, c'est mon gros coup de cœur du salon. Et ce n'est "que" ce qu'ils considèrent comme leur "entrée de gamme".
Respect.
Maintenant faut que je trouve une bouteille. Absolument.

Tobala :
Nous partons cette fois sur un produit composé à 100% d'agaves sauvages Potatorum Zuuc (Tobalá) (oui, ça vient toujours de leur site. Ca sera d'ailleurs le cas à chaque fois donc je vais arrêter d'en faire état si vous voulez bien.) âgées de 12 à 14 ans.
 
Mala Idea - Tobala
Un design tout en sobriété.
Le nez est plus épicé (légères notes de poivre bien intégrées), plus sec.
Il se passe moins de choses, le produit parait plus "fermé" avant de repartir vers des notes plus fruitées (agrumes toujours mais légers et fruits exotiques).

En bouche, cet aspect "sec" est toujours là mais il s'efface au profit d'un côté floral plus intense pour nous amener vers une certaine sucrosité (type fleur de sureau) voire vers un côté plus liquoreux/mielleux.

La rétro-olfaction explose sur les épices (l'aspect poivré du nez) et les agrumes.

Enfin, la finale est plus que surprenante avec un côté fumé assez important. Le tout étant enrobé d'une douceur sous-jacente et de notes d'agrumes.

J'aime moins que le premier (bon après c'était le coup de cœur aussi hein) mais c'est toujours très sympa.

Cuishe :
On monte en âge avec un produit composé d'agaves de 16 à 18 ans, toujours monovariétal (plus précisément de l'agave sauvage karwinskii Zuuc (Cirial)).
 
Mala Idea - Cuishe
Un code couleur pour différencier les produits.
Le nez m'a d'emblée fait pensé aux produits de chez Balam (scrollez vers le haut si ça ne vous parle pas) avec un côté plus acidulé qui va toutefois en s'adoucissant (et ce n'est pas plus mal). Il a aussi un petit côté animal ce mezcal.
D'après les notes de dégustations de la distillerie, on y retrouve des notes typiques d'agaves cuites. Ben si c'est bien ce côté acidulé, j'aime moyen.
Un petit moins pour le nez en ce qui me concerne.
Après l'aération ayant quand même été assez brève, l'évolution pourrait me surprendre (faut juste retrouver une bouteille quoi ...)

La bouche est - oh joie - plus complexe : les notes animales (cuir ?) perçues au nez sont toujours là mais on y ajoute de la douceur, une touche saline et un petit retour vers des notes plus végétales (et ce côté acidulé qui tend à s'effacer).
Beaucoup mieux.

Niveau rétro-olfaction, c'est surprenant : on y retrouve un tabac léger ainsi que des notes mielleuses (chocolatées ??) et quelques épices.

La finale hésite entre épices et douceur.
Peut être le moins sympa de la gamme mais quoiqu'il arrive un (gros) cran au-dessus de ceux de chez Balam.

Tepextate :
On reste sur un produit composé à 100% d'agaves sauvages. Mais, à nouveau une variété d'agaves différentes puisqu'il s'agit de Marmorata Zuuc(Tepextate). Une variété de m**** dans le sens où elles poussent à flan de "collines" (les collines mexicaines pouvant être comparées à des précipices pour les belges hein ...) et sont donc vachement compliquées à récolter. Mais le jus qui en découle est juste top donc ...
C'est également le produit le plus vieux de la gamme vu que ses agaves ont de 18 à 23 ans.
Ce qui explique probablement aussi pourquoi il s'agit du produit le plus "complexe" (niveau dégustation j'entends) de chez Mala Idea.
Pour vous donner une idée de la chose, il n'y aurait pas eu l'Espadin Capon, le coup de cœur aurait été pour celui-ci !

Mala Idea - Tepextate
Une certaine idée de la classe.
Le nez nous amène directement ce petit côté acidulé caractéristiques mais pas que (et il sera fort peu prégnant, chouette) qui évoluera très vite vers quelque chose de plus minéral, iodé et sur les agrumes. Un petit côté fumé ponctue le tout.

En bouche, une très légère acidité (l'agave cuite donc) est bien couverte par des notes fruitées très agréables. Cela donne un produit relativement rond que des épices (poivre, sel, si, si) viennent rehausser juste ce qu'il faut.
Un aspect relativement iodé se fait également sentir.
Le tout est très bien intégré.

A la rétro-olfaction, j'ai été efficace dans mes notes : chaud et épicé. Voilà. Bref et concis ...

La finale est longue, sur les notes perçues en bouche avec une finale iodée.

Vraiment très très chouette.

Anejo - 5 anos :
Ah, un produit vieilli ! On retrouve donc un mezcal composé à 100% d'agaves Angustifolia Haw(Espadin) (oui, c'est la variété du produit "coup de cœur") âgées de 10 ans.
Le mezcal est mis à vieillir durant 5 ans dans des fûts de Tennessee Whiskey (qui a dit Jack Daniel's ?) avant de terminer en fûts (containeurs serait un terme plus judicieux en fait) en verre pendant 2 ans (Je relève que Francis a noté 5 ans ; à vérifier donc) sous terre.

Mala Idea - Anejo 5 anos
Quand la couleur du contenu change, c'est tout de suite différent.
Ici, on va pouvoir parler couleur vu que la robe est d'un bel or léger/paille intense (ouais, c'est pareil mais c'est moi qui écris donc voilà).
 
Au nez, on sent directement que le fût a bien craché (il a dû être choqué par ce qu'on y a mis :p) : ça sent la vanille !
On y trouvera également quelques épices douces ainsi que de légères notes d'agrumes.
 
En bouche, c'est toujours très vanillé. Un léger boisé se fait également sentir ; c'est très fin.
Ensuite, direction les fruits, banane en tête avant de passer aux fruits blancs et jaunes.
Quelques épices viennent rehausser l'ensemble.
 
La rétro-olfaction gagne en intensité sur les épices.
 
La finale se fait étrangement plus sèche : les notes de vanille diminuent au profit de notes plus végétales et florales.
 
Très clairement, c'est une belle évolution du produit mais ... Parce que oui, il y a un mais : venant plus de l'univers rhum et whisky ben, ça commence doucement à s'en rapprocher et à perdre un peu trop les spécificités qui m'ont scotché sur les quatre premiers produits.
Bref, c'est chouette et le travail est bien fait mais je préfère les blancs.
 
Ah oui, Marcos nous a également félicité pour notre verre, idéal pour la dégustation ^^ La classe :p
 

Animas :

Alors là, je cite parce que je trouve ça fun (ça me rappelle vaguement un épisode des Simpson dans lequel avait lieu la fête du chili ... Je suis mauvais, je sais) :
"Mezcal Ánimas is an offering from master mezcalero to summon Mayahuel. In this ritual, the spirits of the Agave give life to the sacred rabbits that as a liquid spirit, allow us to enter a mystical world."
Le kiff hein oui ? :-)
A ceux qui pensent que je me moque, pas du tout : j'ai un profond respect pour ces croyances et ne comprends pas que certains y accordent moins de crédit qu'à un type qui aurait reproduit des petits pains par mitose. Ca c'est fait.

stand Animas
Heureusement qu'il n'y avait que trois produits ici ...
Bref, place à une dégustation aux accents franco-russe vu le nom donné aux produits : bleu, rouge et blanc.
...
Oui ok, c'est en rapport avec la couleur de l'étiquette et en cherchant un peu, j'ai trouvé le vrai nom des trucs mais notre sympathique exposant n'a pas été très causant sur le sujet non plus.
 
Soit, c'est parti et avant toutes choses sachez qu'unanimement (c'est-à-dire Francis et moi), nous n'avons pas aimé.
Voilà.
Et c'était tous des alcools "blancs" donc pour la couleur ... enfin, vous savez maintenant.
 
Espadin :
La bleue donc.

Animas - Espadin
Je suppose qu'il s'agit de Mayahuel.
Un nez acidulé et assez intense, animal, sur des notes de cuir, prend le pas sur le reste.
 
En bouche, c'est plus rond (heureusement) mais ça reste pas mal sur les notes acidulées perçues au nez (malheureusement).
 
La finale est salée, légèrement florale et toujours acidulée.
 
Conclusion : bof.
 
Papalometl :
La rouge cette fois.
Animas - Papalometl
Ici aussi on joue sur un code couleur.
Le nez ben en fait non. C'est acide, ça a une certaine intensité (encore) mais c'est moins "animal". On y trouve également un petit côté solvant.
Enfin, il y a un truc en plus, assez prégnant, ... je dirais plastique.
Engageant hein ?
 
En bouche, on notera un gros mieux : l'acidité diminue, on repart sur un produit un peu plus rond, quelques notes de tabac viennent faire coucou et les épices sont également de la partie (poivre).
On partira également vers des notes terreuses et végétales.
Niveau rétro-olfaction : c'est chaud et épicé.
 
La finale donne d'abord une impression de sucrosité et de chaleur avant de partir en trombe sur les épices (carrément sur le piment).
 
Conclusion : Dommage pour le nez. D'habitude on ne s'en sert pas mais cette fois on a regretté les crachoirs. Je dois être plus explicite ?
 
Espadin - Papalometl :
La blanche qui est en fait un blend élaboré à partir des agaves ayant servi à produire les deux précédents.
Animas - Espadin-Papalometl
Le blend qu'on aurait voulu ne pas croiser ...
Le nez n'est plus acidulé ou acide ici, il est carrément rance.
Je vous mets mes notes telles quelles : "rance (vomis bébé) --> impression lait caillé régurgité"
Voilà.
Vous noterez que ça s'adoucit très (mais très très) légèrement avec le temps.
 
La bouche est acide avec des notes de caoutchouc.
 
Pas de notes pour la finale, j'ai arrêté les frais.
 
Conclusion : j'ai vraiment pas aimé. La fin du verre a d'ailleurs fini dans une poubelle (y avait pas de crachoir je vous dis !)
 
Ceci conclut donc notre étape Mezcal qui aura été ponctuée d'une sympathique découverte (Balam), d'un gros coup de cœur (Mala Idea) mais aussi d'une belle déconvenue (Animas). La totale quoi.
Ben oui, après 12 produits (généralement bien servis en plus) il fallait bien passer voir ce qu'il y avait de bon du côté de la Tequila :-D
 

Fortaleza :

Lancée en 2005, la gamme est assez nouvelle. Les liens de la famille derrière Fortaleza et la tequila remonteraient toutefois à plus de 140 ans.
 
Ca ne vas pas beaucoup vous apporter au niveau histoire ou autre chose mais je suis fan de ce que je qualifierais de "pomme de pin qui fait bouchon" :-D

On retrouve logiquement le trio habituel, c'est-à-dire Blanco, Reposado et Anejo.
Que l'on va bien évidemment déguster dans cet ordre.
On se donne quand même à fond pour vous hein, reconnaissez-le ^^

Stand Fortaleza
Photo de famille
Blanco :
Celle-ci est à 40°. Je le précise car il existe une version still strength à 46°.
Fortaleza - Blanco
Sérieusement, je suis fan de la pomme de pin.
Niveau couleur, c'est facile : que dalle.
 
Au nez, c'est ce à quoi je m'attendais en venant au salon : végétal et salé.
 
En bouche, on est sur un shoot salé entouré de douceur (miel, fruits).
 
La rétro-olfaction donne une sensation de chaleur et amène encore plus de douceur au produit.
 
La finale repartira sur des notes salées, épicées et végétales.
 
On va dire "typique".
 
Reposado :
Là, je viens de me rendre compte que chaque lot avait un âge différent et que celui-ci était indiqué sur la bouteille. Voilà voilà.
Fortaleza - Reposado
En plus elle est sur chaque bouteille !!
Celui-ci nous présente une robe paille.
 
Le nez est tout de suite beaucoup plus doux, le côté salé et végétal s'écartant au profit de notes plus sucrées (caramélisées ?) avant de faire la part belle à des notes plus fruitées (sur les agrumes).
 
La bouche est encore plus douce et légèrement épicée (poivre ainsi qu'un petit côté salin).
Mais ce qui marque le plus c'est la grosse claque aux fruits rouges que l'on prend en pleine bouche.
Ca, on ne s'y attendait mais alors vraiment pas. Et c'est très agréable.
 
Niveau rétro-olfaction, c'est la fête du fruit : fraise, framboise, chaleur et notes salées.
 
La finale a fait "pshit" par contre : c'est relativement bref.
 
Une bonne surprise.
 
Anejo :
Vieillie 18 mois en fûts, cette tequila-ci titre également à 40°.
Fortaleza - Anejo
Sur chaque bouteille je vous dis. ... Oui, vous aurez compris que je n'ai pas grand chose à raconter mais comme je me sens obligé de mettre une légende ... :p
La robe est d'un bel or léger.
 
Le nez est vanillé (le fût, malgré le peu de temps y passé par la tequila, a bien fait effet), végétal et salé.
 
En bouche, on retrouve toujours cette vanille, de l'agave, des notes salées et - à nouveau - des fruits rouges.
 
La rétro-olfaction amène chaleur et fruité.
 
La finales est sur les fruits rouges en plein et un rien plus longue que la précédente.
 
Le vieillissement, à part un peu plus de douceur et des notes vanillées, n'apporte pas nécessairement beaucoup plus qu'à la Reposado qui restera la bonne surprise du line-up.
 

Riazul :

Attention, coup de cœur Tequila :-)
Je vous le fais bref, Inaki Orzoco (le Monsieur qui nous a reçu au stand, carrément), se lance dans l'aventure de la tequila à la fin des années 1990 et ses premières tequilas débarquent sur le marché en 2008.
 
Pour la petite histoire, Francis n'aime pas le design des bouteilles. Moi, ça ne me déplait pas ^^

stand Riazul
Inaki et ses produits (la rime n'est pas voulue, c'est tout nul, je suis déjà parti...)
Sinon, plus sérieusement, La Pitaya, c'est la bouteille à droite.
Bref, tout ça pour dire qu'on a commencé la dégustation par La Pitaya : leur blanc "de base" destiné à l'univers de la mixologie.
Un produit intéressant et bien meilleur que de nombreuses infâmes tequilas bas de gamme trouvables en grandes surfaces.
Problème, Inaki pensait que l'on ferait la dégustation à son rythme donc mes notes se résument à "agave". Désolé
Après, il a compris qu'on était un peu lent et a gentiment accepté de nous attendre :p
 
Silver :
Ou Plata. Il s'agit de leur blanche.
Riazul - Silver
Le look "bouteille de parfum" ne me déplait pas.
Du coup, pas de couleur.
 
Le nez est relativement frais mais une légère touche acidulée repointe le bout de son nez (c'est un peu moins sympa ça). Le sel refait également une apparition.
 
En bouche, c'est légèrement acidulé mais pas désagréable et le produit est "végétalement rond" avec des notes sucrées (miel, ...).
 
Niveau rétro-olfaction, c'est chaud et je l'ai trouvé assez alcooleux.
 
La finale est assez longue et reste sur cette "sucrosité végétale" perçue en bouche.
 
J'aime bien, c'est plus fin et subtil que la blanche de chez Fortaleza.
 
Reposado :
Celle-ci a vieilli neuf mois en fûts de chêne américain et en fûts de chêne français.
Riazul - Reposado
Après, ça reste assez sobre quand même et beaucoup moins kitsch que l'ancien design ^^
Elle présente une couleur paille.
 
Le nez est "agave & spicy", sur les agrumes mais présente également quelques notes de vanille.
 
En bouche, c'est plus rond mais également plus énergique. L'impression d'y déceler des notes de gingembre ne doit pas y être pour rien. Et les épices non plus ; on est d'ailleurs - à nouveau - plus sur le piment que sur le poivre tellement ça claque.
 
La rétro-olfaction est dans la continuité : intense et épicée.
 
La finale, plus longue que pour la Silver va rester sur ces notes épicées.
 
Anejo :
Ca y est, coup de cœur (en même temps, c'est le dernier produit donc le suspens n'était plus si intense) !
Double distillation, deux ans de vieillissement (soit six mois de plus que les anejo habituelles) en fûts de chêne français ayant préalablement contenu du cognac XO.
Le bois utilisé pour les fûts provient précisément de la forêt de Citeaux en Bourgogne.
Ca c'était le moment culturel.
Riazul - Anejo
Le coup de cœur tequila :-)
Passons maintenant au moment plaisir.
 
La robe est d'une belle couleur paille profonde. Je me comprends.
 
Le nez est on ne peut plus agréable : les notes de vanille et de fruits (pêche, fruits blancs, ...) sont en parfaite harmonie avec le léger côté végétal du produit qui nous rappelle qu'on est bien sur une tequila.
 
En bouche, c'est assez simple mais vraiment bien fait avec - dans le désordre - des notes de vanille, végétales, de fruits et de légères épices.
 
Pour la rétro-olfaction, ben j'ai pas de notes. Ca arrive ...
 
La finale est top : la pêche et de fines épices dominent avant que les notes végétales ne fassent leur retour tout comme de légères notes salines.
 
Le verre vide est vraiment agréable aussi.
 
Superbe, tout simplement.
 
Ceci conclut donc notre étape Tequila qui aura tenu toutes ses promesses.
 
Le temps de s'envoyer trois tacos très sympas (au moyen de nos pesos reçus à l'entrée), de passer au shop où ne figurait pas/plus les produits coups de cœur qu'il était déjà l'heure de se remettre en route pour aller ... chez Hesby-Drink !

Parce que oui, ce soir là, c'était Gin Discovery chez Hesby et comme on est des grands malades (et surtout qu'on avait déjà nos places), il était l'heure d'aller mélanger de l'aclool de genévrier et du tonic :p
Si ça c'est pas du Teasing !
 
Sinon, le Tequila & Mezcal Fest Benelux, il est clair que j'y retournerai l'année prochaine !
Le seul souci est que visiblement ça aura lieu le même week-end que le salon du rhum.
Ca annonce un week-end de globe-trotter : un jour à Spa, un jour à Gand.
Si seulement la date pouvait changer ...
 
 
Rhum n' Whisky

mercredi 25 octobre 2017

Samaroli 2017 - partie 1 (ou 2 en fait)

Samaroli Logo
 
J'aurais pu essayer de faire un jeu de mots un peu lourd mais non.
 
Et "partie 2" tout simplement parce que, si on y pense bien, la dégustation des six premiers produits 2017 se trouve ici (bon si vous voulez juste les notes de dégustation, il faudra un peu scroller mais c'est là, promis).
 
Ayant eu la chance de passer derrière le stand Samaroli lors du dernier Salon du Rhum (une sombre histoire d'oubli de Master-Class), j'en ai profité pour récupérer des samples des produits que je n'avais pas eu l'occasion d'approfondir avant cet évènement spirituel et spiritueux.
 
Il me reste donc à aborder :
- le Carribean Rum ;
- le Trinidad ;
- le Jamaica Rhapsody ;
- le Demerara Vertical ;
- l'Over The World ;
- ... et la bête de l'année (chez Samaroli du moins), l'Hampden !
 
En toute logique, j'aurais dû vous sortir un billet sur le salon de la tequila et du mezcal ou sur le Gin Discovery avant ça mais les circonstances (en gros, Madame avait un colloque hier soir) ont fait que j'ai pu me pencher sur les trois premiers produits précités.
On va dire qu'il s'agissait de ceux qui me tentaient "le moins" (c'est comme pour la nourriture depuis que je suis tout petit en fait : je m'arrange pour terminer par ce qui me fait le plus envie).
 
Bref.
 
Ayant déjà fait le point plus longuement sur Samaroli (mais allez donc cliquouiller sur les liens hypertextes ci-dessus si ça ne vous parle pas ^^), je vous propose de passer directement à la découverte des produits en question.
 
Note préalable : Cette fois, je ne dispose pas de toutes les infos quant aux distilleries et années de vieillissement donc on va faire avec ce qu'on a.
Notez bien, j'ai sollicité les infos, on verra si je les obtiens ;-)
Et histoire de ne pas aller retrifouiller dans un article éventuellement déjà publié (pour une raison, qui m'échappe, Blogger est un rien capricieux casse-couilles niveau mise en page...), je vous indiquerai les infos éventuellement obtenues en commentaire (ça peut servir à ça aussi ^^).
 
Sur ce, place à la dégustation :
 

Carribean Rum :

Vraisemblablement un small batch nous venant d'on ne sait où (un peu de Barbades ... ou pas ... ??), distillé on ne sait quand et embouteillé en 2017 (ça on sait mais on n'a pas beaucoup de mérite) à 48° (soit un degré plus élevé que d'habitude).
Série limitée à 306 bouteilles.
Carribean Rum     Carribean Rum - sample
 Oui, la photo de la bouteille est plus grande que d'habitude ...
(parce qu'elle faisait naine sinon à côté du sample :p)

Le verre nous offre un bel or léger à reflets dorés.

Au nez, on est sur quelque chose de doux, pâtissier et avec un peu de coco.
Il y a - sur celui-ci aussi - quelque chose qui passe par-dessus le reste et qui est assez difficilement identifiable ; des notes beurrées ?
En cherchant bien, on décèlera quelques notes florales et fruitées qui vont et viennent.
A noter que l'évolution nous emmène plus vers un produit que l'on qualifiera de "forain" avec des notes douces et rondes de sirop (oui, type sirop d'érable. Un rhum-lacquemant, je lance le concept ^^).

La bouche est d'emblée plus épicée et présente une légère amertume typée fruits à coque et sous bois (oui, oui) tout en gardant une rondeur fruitée (fruits frais et marmelade avant de partir sur des notes plus sirupeuses) sous jacente.
Enfin, c'est astringent , il y a du bois et des tanins.

Niveau rétro-olfaction, c'est chaud, l'amertume se fait un rien plus intense et les épices sont toujours là.

La finale est moyenne et reste sur cette chaleur amère et épicée avant de faire un petit retour vers des notes plus douces (plus fruitées).

Le verre vide part lui sur des notes de fruits et des notes plus végétales (une sensation de sous-bois ... Ca serait ça le truc un peu bizarre perçu initialement ??).

Un produit sympa. Sans plus.
 

Jamaica Rhapsody Blended Rum :

Bon ben là c'est clairement écrit, c'est un blend donc y retrouve du jus de plusieurs distilleries jamaïcaines (et ça c'est sympa hein !).
Même problème que plus haut niveau provenance et dates de distillation.
Toujours embouteillé en 2017 (maintenant vous connaissez la chanson) au degré habituel de 45°.
Série limitée à 432 bouteilles.
Jamaica Rhapsody Blended Rum     Jamaica Rhapsody Blended Rum - sample
Le design est déjà plus sympa sur celle-ci.
(et cette légende n'est absolument pas pertinente, je le reconnais)

 
Une robe un rien plus légère que le précédent nous dévoile ainsi un produit de couleur paille à reflets dorés.
 
Le nez ne trompe pas un seul instant : on est bien en Jamaïque, sans aucune hésitation ! J'aime beaucoup !
Et donc :
- solvant léger : check !
- explosion de fruits (carrément confits ici les fruits. D'ailleurs, en parlant de fruits, on est clairement sur les fruits exotiques mais aussi - dans une moindre mesure - les fruits rouges, ce qui est plus surprenant) : check !
- douceur agréable (notes pâtissières) : check !
- fraîcheur (si, si, il y a des notes mentholées assez légères) : check !
Le tout étant parfaitement intégré.
Au nez, c'est clairement une jolie porte d'entrée - relativement facile d'accès - à l'univers jamaïcain où le côté fruité prendra le dessus sur la longueur.

En bouche, c'est tout aussi typé Jam' qu'au nez et, très honnêtement, c'est tant mieux !
On a donc du solvant en entrée de bouche qui nous amènera sur des notes fruitées (un rien moins intenses cette fois) mais surtout vers une ribambelle d'épices qui amènent encore plus de peps à l'ensemble.
Ca donne vraiment l'impression de se trouver face à un bon gros dessert aux fruits exotiques flambés et aux épices (poivre) : Top !
En fin de bouche, une légère amertume vient rééquilibrer la rondeur du produit (rassurez-vous, c'est hyper léger).

La rétro-olfaction restera sur des notes chaudes d'épices fines et de fruits exotiques.
On y retrouvera également la touche de fraicheur perçue au nez avec ce petit côté mentholé tout en finesse.

La finale n'est pas beaucoup plus longue que la précédente et reste sur cette chaleur agréablement épicée et fruitée.
Ca s'arrondit encore un peu sur la longueur avec une éventuelle touche de ce que l'on qualifiera d'"amertume chocolatée".

Pas beaucoup plus évolutif que le précédent mais bien plus à mon goût, vraiment !
 

Trinidad Rum :

Ici, tout de suite, on a un peu (beaucoup) plus d'info : il s'agit d'un produit nous venant de la distillerie Fernandes (comme ce n'est pas Caroni, on retrouve donc derrière cette "petite" distillerie le mastodonte Angostura Holding Limited), distillé en 1999 et embouteillé après 18 ans à 45°.
Série limitée à 420 bouteilles.
Trinidad Rum     Trinidad Rum - sample
Tout de suite l'étiquette me plait mieux.
(après, j'aurais vous parler de la forme de la bouteille, ... estimez-vous heureux ^^)

La verre présente un rhum à la robe dorée et aux reflets soutenus.

Le nez est ... particulier ! Clairement, ce n'est pas un Caroni (ça on le savait et sinon on s'en doutait).
On fait face à un truc acidulé qui ne me plait vraiment pas.
On va le laisser aérer un certain temps. Ce qui est une bonne idée parce qu'il développera ensuite un profil bien plus vanillé (influence du fût ?) et fruité (qui évoluera beaucoup vers les agrumes) même si cette petite touche acidulée est toujours présente.
Une fraicheur (florale ?) intéressante se fait également sentir.
C'est finalement plus intéressant qu'il n'y parait.

Et là arrive la partie de la dégustation où le liquide arrive en bouche, ce qui est logique, j'en conviens, mais qui va complètement me bloquer.
Car oui, à partir de là, je n'aurai plus qu'un mot à la bouche : PAMPLEMOUSSE !!!
...
Moi aussi ça m'a surpris. Vraiment. Vraiment vraiment beaucoup en fait.
Ca m'a tellement surpris que je n'ai plus senti que ça ...
Allez, pour être objectif, on va dire que l'entrée de bouche est peut être un rien plus liquoreuse sur un côté sucré type fleur de sureau (c'est bref) mais après ça part à fond sur le pamplemousse !
C'est relativement peu épicé.

La rétro-olfaction ne va pas nous emmener bien loin : pamplemousse mais avec encore moins d'épices.

La finale sera - sans surprise - très pamplemousse : douceur, amertume, légère acidité, ... Pamplemousse quoi.

Le verre vide se révèlera cette fois encore assez intéressant avec un retour sur des arômes plus herbacés et floraux.

Une expérience particulière en somme. Après j'aime bien le pamplemousse donc voilà.
 
Conclusion de cette deuxième escale dans l'univers Samaroli ?
Très honnêtement, une dégustation en demi-teinte.
Pas que ça soit mauvais, loin de là mais ce n'était pas vraiment à mon goût : j'ai trouvé le premier trop "passe-partout" et le dernier trop pamplemousse (ça c'est quand même vachement louche, il faudra que je me repenche là-dessus dans un futur plus ou moins proche pour confirmer cette impression). Seul le blend jamaïcain sortait du lot.
 
A bientôt pour la suite (et fin) de la découverte des produits de la gamme 2017 (après j'ouvrirai mes samples de 2016 ^^).
 
 
Rhum n' Whisky